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Francophonie : les appuis de Michaëlle Jean au Québec et au Canada s'effritent

Michaëlle Jean a essuyé jeudi un feu de critiques de l'opposition à Ottawa et à Québec à propos de l'autre mandat qu'elle pourrait solliciter à la tête de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Les gouvernements canadien et québécois l'appuient officiellement, tout en plaidant pour une meilleure gestion financière de l'organisation.

À Ottawa, le gouvernement libéral de Justin Trudeau a renouvelé sa confiance à Michaëlle Jean. Elle demeure une ambassadrice de qualité pour des enjeux liés à l'égalité hommes-femmes, a soutenu la ministre fédérale du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, au moment où Paris annonçait mercredi que son choix s’était porté sur une candidate du Rwanda.

Même si le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a essayé de se rattraper jeudi avec une déclaration positive pour Mme Jean, il a quand même évoqué une nouvelle fois la question de la gestion financière de l’OIF, un des principaux reproches faits à l’actuelle secrétaire générale de l’organisation.

Dans une série de reportages, les médias de Québecor ont rapporté plusieurs dépenses effectuées par Michaëlle Jean, dont celles liées à la rénovation de sa résidence officielle à Paris, au coût de 500 000 $, et à l’achat d’un piano pour un montant de 20 000 $.

La position du chef de Coalition avenir Québec (CAQ) est plus tranchée. Aucune des deux candidates ne trouve grâce à ses yeux.

La période des questions à la Chambre des communes a donné lieu jeudi à un vif échange entre le député conservateur Gérard Deltell et la ministre Bibeau au sujet de Michaëlle Jean.

La ministre Bibeau, qui a réitéré son appui à l'ancienne gouverneure générale du Canada, souligne que « Madame Jean a fait un excellent travail au niveau de la mission de l'organisation, elle fait la promotion des valeurs qui sont chères aux Canadiens », a-t-elle dit, tout en reconnaissant la nécessité d’apporter une amélioration à la gestion financière de l’OIF.

Les libéraux ne devraient pas miser sur Mme Jean compte tenu de son bilan, selon le Bloc québécois pour qui « c'est la réputation du pays qui est mise à mal, parce que c'est une personne qui fait scandale après scandale ».

« Ce n'est pas la bonne personne pour ce poste-là », a déclaré aux médias le député Xavier Barsalou-Duval.

Sans se prononcer ouvertement, les néo-démocrates semblent prêts à lui laisser une chance.

Mme Jean n’a pas encore rendu publique son intention de se représenter à la tête de l’OIF. L'ancienne gouverneure générale du Canada a déjà une adversaire soutenue par Paris, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo.

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