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Fuite de données confidentielles en N.-É. : pas d'accusation, mais pas d'excuses

Aucune accusation ne sera finalement portée contre l'homme soupçonné d'avoir accédé à des données confidentielles sur un portail Internet du gouvernement de la Nouvelle-Écosse, mais le premier ministre refuse de lui présenter des excuses pour son arrestation controversée.

Du 3 au 5 mars, des dossiers sur le portail Internet du Commissariat à l'information et à la protection de la vie privée (FOIPOP) de la Nouvelle-Écosse ont été consultés et téléchargés.

Les données personnelles d’environ 700 personnes auraient été compromises, selon la ministre des Services internes, Patricia Arab.

Des dossiers accessibles aux internautes

Le 11 avril à Halifax, un homme de 19 ans a été arrêté à la résidence familiale où il habite avec ses parents. Le premier ministre Stephen McNeil l’avait accusé d’avoir « volé » les informations du site web.

Dans une entrevue, l’homme a expliqué que les dossiers qu’il a téléchargés du site gouvernemental étaient accessibles publiquement, et qu’il croyait que quiconque était libre de les sauvegarder sur son ordinateur.

Il a raconté avoir simplement changé un chiffre dans l’adresse de la page web, lui permettant de faire apparaître chaque fois une nouvelle page, et un nouveau dossier. Il s’agit d’une manoeuvre tout à fait légale, que font de nombreux internautes de façon routinière.

Pour Evan d'Entremont, un expert en logiciel d'Halifax, il était clair que les explications du jeune internaute ne décrivaient pas un crime, car les données en question, bien que personnelles, étaient « de l’information publique sur un serveur public ».

Arrestation controversée

La famille du jeune homme s’était plainte d’avoir vu 15 policiers faire irruption dans leur maison. Elle les accuse d’avoir laissé la résidence dans un état lamentable après leur perquisition, d’avoir interpellé le frère du suspect sur la rue et interrogé leur fille de 13 ans seule dans un véhicule de police.

Lundi, le service policier d’Halifax a indiqué qu’aucune accusation ne serait portée contre l’individu arrêté en avril.

Une porte-parole, Neera Ritcey, a indiqué qu’après une enquête approfondie, il avait été déterminé qu’il n’y avait pas matière à déposer des accusations d’utilisation non autorisée d’un ordinateur.

Mardi, le premier ministre Stephen McNeil a défendu les mesures prises par la province après l’incident. Lorsque celle-ci a informé les autorités, les policiers, selon lui, ont fait preuve de « diligence raisonnable » durant leur enquête.

M. McNeil a affirmé que les Néo-Écossais « méritaient et s’attendaient » à ce que leurs informations personnelles soient protégées et que ce sera au gouvernement de s’assurer que des mesures de sécurité appropriées soient en place lorsque le portail sera remis en ligne.

Les données auraient été téléchargées entre le 3 et le 5 mars, mais ce n’est que le 5 avril que le portail Internet du gouvernement est devenu inaccessible.

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