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Fusionner les progressistes-conservateurs et le Wildrose? Pas si facile, dit Élections Alberta

La question de l'unification des deux partis albertains de centre droit domine les débats de la course à la chefferie au sein du Parti progressiste-conservateur (PPC), si bien que le leader du Wildrose n'exclut pas non plus cette possibilité. Mais Élections Alberta prévient que la procédure serait compliquée.

Drew Westwater, sous-directeur des élections pour Élections Alberta, explique que les deux partis devront tout recommencer à zéro s’ils souhaitent fusionner, ce qui implique de faire une croix sur tout l’argent collecté lorsqu’ils faisaient chemin séparé.

Il leur faudra également dissoudre les deux partis défunts pour en relancer un nouveau, les obligeant à rembourser toutes les dettes courantes avant la dissolution. Tout surplus monétaire reviendrait à Élections Alberta.

Selon la loi albertaine en vigueur, aucune règle n’autorise la fusion de deux partis existants, en revanche, pour en former un nouveau, au moins 0,3 % des électeurs de la province doivent signer une pétition leur permettant de s’enregistrer officiellement.

« Ils ne peuvent pas collecter des dons ou dépenser plus que la somme de départ accordée, soit 5000 $, tant qu’ils ne sont pas enregistrés en tant que parti politique. Tous les atouts dont ils disposent actuellement ne peuvent pas être transférés vers une nouvelle formation », précise Drew Westwater.

Une situation, selon lui, propre à l’Alberta qui n’a jamais connu de fusion de partis politiques dans son histoire.

Les prochaines élections provinciales auront lieu au printemps 2019. Le Parti progressiste-conservateur (PPC) albertain doit choisir son nouveau chef le 18 mars lors d’une convention à Calgary.

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