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G7 : près de 4 milliards pour l'éducation des filles des pays pauvres

Tous les pays du G7, à l'exception des États-Unis, ont sorti leurs chéquiers, samedi, afin de participer à un effort concerté qui vise à favoriser la fréquentation de l'école par les filles des pays les plus pauvres du monde.

Le Canada, ainsi que l'Union européenne, l'Allemagne, le Japon, le Royaume-Uni et la Banque mondiale verseront en tout 3,8 milliards de dollars pour ce faire.

Le gouvernement Trudeau en a fait l'annonce, samedi, au Sommet du G7 qui se tient à La Malbaie.

Le Canada investit pour sa part 400 millions sur trois ans dans le cadre de cet engagement auquel contribue également la Banque mondiale.

L'argent recueilli dépasse ainsi les 1,3 milliard de dollars américains sur trois ans que cette coalition avait demandé au premier ministre Justin Trudeau de soulever dans le cadre de sa présidence du G7 cette année.

Un engagement « historique »

Pour la ministre fédérale du Développement international et de la Francophonie Marie-Claude Bibeau, il s'agit d'un « engagement historique ».

« Ce financement va permettre aux filles et aux femmes d'avoir accès à une éducation, à des formations techniques, dans des environnements en conflit et dans les États fragiles », a-t-elle expliqué, samedi.

« [Cet engagement] nous donne à tous la chance de créer un monde plus sûr, plus sain et plus riche. L'éducation des filles est essentielle à bon nombre des défis que le G7 a abordés au cours de ce sommet, pour renforcer l'économie mondiale », a déclaré Malala Yousafzai, lauréate du prix Nobel de la paix, samedi.

« Les femmes sont la pierre d'assise du développement puisqu'elles consacrent plus de moyens aux dépenses qui améliorent le mode de vie familial, comme la nutrition, les soins de santé et l'éducation », a ajouté Paul Lamontagne, directeur général de l'institution de financement du développement du Canada, FinDev.

L'un des thèmes transversaux de Justin Trudeau pour la présidence canadienne du G7 était l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles.

« Nous devons travailler ensemble pour que toutes les femmes et les filles aient accès à une éducation de qualité et à une formation moderne », a déclaré le premier ministre.

Une aide réclamée

Des organismes comme Educate all girls ou encore l’UNICEF avaient plaidé, en amont du sommet, pour que les pays membres du G7 profitent de l'événement afin de prendre des décisions concrètes qui viennent en aide aux jeunes filles.

L’UNICEF a notamment expliqué qu’en temps de crise, l’éducation pouvait fournir aux enfants les compétences pour survivre aux épreuves et soutenir leur famille.

D'après l'association caritative, les filles seraient presque deux fois et demie plus susceptibles que les garçons d’être déscolarisées si elles vivent dans un pays touché par un conflit.

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