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Gabriel Nadeau-Dubois fait son entrée à l'Assemblée nationale

Portant un veston et une cravate, le nouveau député de Gouin, Gabriel Nadeau-Dubois, a fait son entrée à l'Assemblée nationale. L'ancien porte-parole du mouvement étudiant de 2012 soutient avoir conservé ses valeurs et ses principes, même s'il a changé sa façon de les faire valoir.

Le nouveau député de 27 ans a été assermenté à 12 h 30 à la salle du Conseil législatif.

Gabriel Nadeau-Dubois profitera ensuite de sa toute première présence au Salon bleu pour présenter une motion en faveur de la hausse du salaire minimum à 15 $.

M. Nadeau-Dubois estime qu’il y a un mouvement appuyant l’augmentation du salaire minimum en Amérique du Nord. « Il y a un momentum autour de cette question-là, et à Québec solidaire, c’est une revendication que nous avons depuis notre fondation », explique-t-il.

La motion est une façon pour lui de démontrer que Québec solidaire est « du côté des travailleurs et aussi de l’économie locale et régionale ».

Il avance que la hausse du salaire minimum, en plus d’être une bonne mesure sociale pour lutter contre la pauvreté, constitue une bonne mesure économique. « Notre économie fonctionne parce que la classe moyenne est capable de dépenser, de consommer, d’acheter dans des commerces locaux », poursuit-il.

M. Nadeau-Dubois a souligné qu’il entendait également porter les dossiers de l’éducation de la culture et des enjeux constitutionnels.

« Sur la question du serment à la reine, je vais me plier – comme l’ont fait mes collègues auparavant – à ce serment-là, mais les gens savent où je loge sur les enjeux constitutionnels, sur les enjeux d’autodétermination des peuples et je vais m’assurer que ce soit mentionné durant la cérémonie. »

« 2012, j’y crois toujours »

M. Nadeau-Dubois, qui avait refusé de condamner la violence de certains manifestants lors du conflit étudiant, a reconnu que la violence n’était pas une façon de faire avancer ses causes dans une société démocratique.

Sans renier les gens qui l'appuyaient lors du conflit étudiant, il a rappelé qu’il avait des contraintes à l’époque et qu’il avait appris de ces expériences. Bien qu’il estime avoir changé dans son approche, il soutient avoir conservé les mêmes valeurs et convictions.

M. Nadeau-Dubois a également dû préciser sa pensée sur la désobéissance civile. Il a souligné que la « désobéissance civile pacifique avait déjà été utilisée pour contrer des décisions illégitimes, qui étaient injustes », estimant qu’il fallait juger des situations au cas par cas.

« Je crois bien sûr en la primauté du droit, l’État de droit, c’est fondamental pour protéger les individus, protéger la société contre les dérives autoritaires », a poursuivi M. Nadeau-Dubois.

Corruption, convergence et ambitions

Questionné sur la corruption au sein du Parti libéral du Québec, M. Nadeau-Dubois a indiqué que le parti était aux prises depuis longtemps avec un problème d’éthique et de corruption et que ces ennuis « ne sont pas réglés ».

« Il y a actuellement un parti politique au pouvoir au Québec depuis très longtemps et manifestement il y a une usure du pouvoir.

Le nouveau co-porte-parole de QS estime également qu’il est temps clore la question de la convergence avec le Parti québécois. « Il y a une décision qui a été prise, celle de présenter 125 candidatures en 2018, cette décision est prise et il faut maintenant tourner la page. »

« J’invite tous les indépendantistes, tous les progressistes à se concentrer sur le parti au pouvoir qui est celui qui a affaibli le Québec dans les 15 dernières années »,a-t-il plaidé.

Gabriel Nadeau-Dubois croit que Québec solidaire peut influencer les décisions du gouvernement québécois en travaillant en collaboration avec d’autres partis comme ce fût le cas avec la Coalition avenir Québec dans le dossier des mini centrales.

« Tout en restant fidèles à nos principes, nous sommes capables de construire des ponts et de travailler avec les autres partis qui sont représentés à l’Assemblée nationale. »

« On ne fonde pas un parti politique pour faire des épluchettes de blé d’Inde, on fonde un parti politique parce qu’on veut transformer la société et le moyen par excellence de faire ça, c’est de former le gouvernement », a déclaré M. Nadeau-Dubois en précisant que la route vers la prise du pouvoir était encore longue.

Il entend travailler à convaincre les Québécois que leur « projet de société est différent des autres et que c’est le bon pour l’avenir du Québec ».

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