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Gestion des déchets : le Renouveau sherbrookois mise sur les écocentres

Le Renouveau sherbrookois souhaite agrandir les deux écocentres de la ville en plus d'étudier la possibilité d'en ouvrir un troisième principalement dédié aux matériaux du secteur de la construction.

Les normes ministérielles de plus en plus sévères en matière d'enfouissement des déchets et l'utilisation croissante de ces centres par les Sherbrookois rendent incontournable l'agrandissement des sites déjà existants. La valeur des travaux est estimée à 1 million de dollars sur une période de quatre ans.

« Quand on fait la construction d'une maison neuve, on loue souvent un ou deux conteneurs. Ensuite, on perd la trace de ces matériaux. Ils peuvent sortir de Sherbrooke ou encore être enfouis. Il faut regarder d'autres options pour ces déchets avec le secteur privé », estime la candidate dans le district de l'Hôtel-Dieu, Geneviève Hébert.

« On veut se doter d'un plan de match pour pouvoir travailler avec les entreprises privées qui font déjà la cueillette de ces matières. Il faut travailler ensemble afin de maximiser les retombées tout en nous assurant qu'on exerce un meilleur contrôle sur les matières qui sont générées dans l'industrie de la construction », croit le maire sortant, Bernard Sévigny.

Un troisième écocentre est-il nécessaire? C'est la question à laquelle le Renouveau sherbrookois veut répondre en s'engageant à la réalisation d'une analyse de faisabilité et d'opportunité.

Si les études sont concluantes, cet écocentre serait construit en partenariat avec le secteur privé et pourrait être situé dans un secteur plus éloigné. Les deux écocentres se trouvent dans les arrondissements de Fleurimont et Jacques-Cartier.

En 2016, 106 671 personnes ont utilisé les écocentres de Sherbrooke, ce qui représente 13 408 tonnes de matières récupérées.

Valoris, un enjeu électoral?

Malgré les difficultés récentes au centre Valoris, Bernard Sévigny ne souhaite prendre aucun engagement sur la gestion future de l'entreprise de revalorisation des matières résiduelles.

« Pour la simple et bonne raison que c'est une régie intermunicipale qui est la propriété de deux MRC et qui est gérée par un conseil d'administration autonome », a-t-il rappelé.

Toutefois, la fermeture récente de deux lignes de tri pourrait avoir un impact sur la manière dont la Ville de Sherbrooke gère ses déchets.

« Ce sont des vases communicants, a-t-il admis. C'est un dossier complexe. Nous continuerons à travailler avec la MRC du Haut-Saint-François. »

Le maire sortant demeure tout de même persuadé que la Ville de Sherbrooke atteindra les cibles prévues par la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles qui demande le recyclage de tous les déchets putrescibles d'ici 2020.

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