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Glenn Thibeault refuse de démissionner, malgré les demandes de l'opposition

Lundi, un procureur responsable des accusations de corruption portées contre les hauts placés libéraux Pat Sorbara et Gerry Lougheed a indiqué à l'extérieur du palais de justice à Sudbury que le député aurait cherché à obtenir certains bénéfices, emplois ou une position parmi ses conditions avant de faire le saut d’Ottawa à l’Assemblée législative provinciale.

M. Thibeault a raconté qu’il avait dû expliquer à son enfant de 9 ans qu'il n'était pas une mauvaise personne.

Toute cette affaire porte atteinte à ma réputation... Avoir son nom et sa réputation ternis, quand ta famille doit gérer tout ça, c'est extrêmement difficile.

Glenn Thibeault, ministre de l'Énergie

Pat Sorbara et Gerry Lougheed sont accusés de corruption en lien avec l'élection partielle à Sudbury en 2015. Glenn Thibeault était le candidat libéral pour la partielle, après avoir abonné son siège de député néo-démocrate au Parlement.

M. Thibeault ne fait pas l'objet d'une enquête et n'a pas été accusé de quoi que ce soit.

Il maintient qu'il n'a rien demandé en échange de sa candidature et qu'on ne lui a rien offert non plus, sinon qu'il serait le candidat libéral. Il dit avoir accepté de quitter la politique fédérale pour continuer à aider sa communauté sur la scène provinciale.

Il n'a pas reçu de prime de départ du Parlement, parce qu'il n'a pas terminé son mandat.

Il a toutefois obtenu une somme de remplacement de salaire de 3500 $ du Parti libéral à la fin janvier. Ce serait une pratique courante des partis politiques.

Glenn Thibeault dit avoir été très déçu et blessé des propos du procureur de la Couronne Vern Brewer lundi. Il étudie présentement les options légales qui s'offrent à lui.

Appels à la démission

Le Parti progressiste-conservateur et le Nouveau Parti démocratique continuent de demander à Glenn Thibeault de démissionner ou, à tout le moins, de se retirer temporairement, jugeant que la situation est intenable et qu'il n'est plus qu'une distraction pour le gouvernement.

Le gouvernement continue de protéger le ministre de l'Énergie.

La vice-première ministre a donné des exemples en Chambre de situations qu'elle juge similaires chez les partis d'opposition. Deb Matthews soulève le cas de Garfield Dunlop qui a quitté son siège pour faire place au chef progressiste-conservateur Patrick Brown après quoi le parti lui a offert un emploi de conseiller.

Elle cite aussi le cas de Jagmeet Singh du NPD qui est devenu chef adjoint de son parti, après avoir décidé de ne pas sauter dans l'arène fédérale.

S'ils veulent nous lancer de la boue, ils doivent comprendre qu'ils doivent être prêts à répondre à des questions sur leurs propres décisions.

Deb Matthews, vice-première ministre

La vice-première ministre croit que tous les partis ont des conversations avec les candidats potentiels sur l'importance de se présenter ou non aux élections.

Les partis d'opposition disent que dans leurs cas, il n'y a pas eu de corruption ou d'enquête policière.

« C'est un coup bas ridicule et pathétique. Il y a des accusations de la Police provinciale qui touchent le coeur du Parti libéral...Ils ne peuvent répondre aux questions légitimes, alors ils choisissent de nous dénigrer », affirme Patrick Brown, chef du Parti progressiste-conservateur.

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