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Guillaume Lavoie briguera la direction de Projet Montréal

Le conseiller municipal Guillaume Lavoie se lance dans la course à la direction de son parti, Projet Montréal. Il devient ainsi le troisième candidat en lice pour succéder à Richard Bergeron, qui a démissionné il y a près de deux ans.

M. Lavoie a annoncé officiellement sa décision au cours d'une conférence lundi après-midi, en face de l'hôtel de ville.

Conseiller municipal du secteur Marie-Victorin, dans l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, et porte-parole de l'opposition en matière de finances, de relations gouvernementales et de relations internationales, Guillaume Lavoie avait annoncé il y a moins d'un mois qu'il ne briguerait pas la direction de sa formation politique. Dans un message publié sur le réseau social Facebook, il avait précisé que les obligations qui lui incombaient à titre de père d'une jeune famille l'empêchaient de se lancer dans la course.

Le conseiller municipal n'avait toutefois pas caché son intérêt pour le poste, le 19 septembre dernier, disant que son « inclinaison première aurait été d'en découdre avec Denis Coderre ». Il précisait ne partager « ni la vision et encore moins les méthodes » de celui-ci.

En entrevue sur le plateau d'ICI RDI, M. Lavoie a expliqué avoir été préoccupé par des soucis de santé d'un membre de sa famille. « Quand c'est arrivé, plusieurs plans ont été enlevés de la table. Après quelques semaines, c'est devenu évident que ce nuage-là [était] passé et les plans sont revenus, il n'était pas trop tard ». 

Spécialiste de la politique américaine, Guillaume Lavoie a fait le saut en politique municipale lors des élections de novembre 2013. Il a l'ambition de prendre la tête de Projet Montréal afin de donner une alternative aux Montréalais et se positionner en rival face au maire Denis Coderre. 

« M. Coderre a son style de gestion bien à lui, beaucoup d'improvisation, beaucoup de quête de faire le journal demain matin, peu de préoccupation sur l'effet à long terme ».

Il cite notamment les règlement P6 sur les manifestations, celui sur la fermeture des bars à 6 h du matin et sur les pitbulls. « On se fait déculotter devant les tribunaux ».

Il reproche au maire son improvisation et une certaine paresse au niveau de la connaissance des dossiers. 

Le travail de Projet Montréal est, selon lui, d'offrir une alternative renouvelée, moderne, pragmatique, rassurante. Il prône une ville moderne, qui embrasse les  innovations « surtout en mobilité et ça c'est clair que cela va faire partie du débat ». 

« On est probablement la seule ville au monde, en tout cas que moi je connaisse et je voyage quand même pas mal, qui est hostile aux véhicules en libre-service », regrette-t-il.

Une course à trois, à quatre...?

Les conseillers Valérie Plante et François Limoges, élus respectivement dans les arrondissements de Ville-Marie et de Rosemont-La Petite-Patrie, sont les deux autres candidats officiels à la direction de Projet Montréal. La chef du parti Vrai changement pour Montréal, Justine McIntyre, pourrait également briguer la direction de Projet Montréal dans le cadre d'un projet de fusion des deux partis.

Le chef intérimaire de Projet Montréal et maire de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, a pour sa part déclaré en janvier dernier qu'il ne serait pas candidat au poste de chef du parti. 

Le fondateur de Projet Montréal, Richard Bergeron, a quitté son poste de chef du parti en octobre 2014, comme il l'avait annoncé après l'élection de novembre 2013. M. Bergeron, qui a dirigé le parti pendant 10 ans, est toutefois demeuré conseiller dans l'arrondissement de Ville-Marie.

Il a été nommé au comité exécutif de la Ville de Montréal par le maire Coderre trois semaines après sa démission. Il est depuis responsable de l'élaboration de la stratégie de système léger sur rail (SLR) au centre-ville et du recouvrement de l'autoroute Ville-Marie.

Avec 25 élus, Projet Montréal constitue l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville de Montréal.

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