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Guy Caron se présente comme la caution économique du NPD

Seul candidat québécois à la direction du Nouveau Parti démocratique (NPD), le député fédéral de Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques mise sur son expertise en économie pour succéder à Thomas Mulcair.

« Je connais la réalité urbaine et la réalité rurale et le fait que je suis économiste – j’ai travaillé pendant six ans à doter le NPD d’une crédibilité économique – ça va être extrêmement important dans le contexte où c’est traditionnellement une faiblesse du NPD », affirme Guy Caron en entrevue à l’émission 24/60.

Il dit avoir la « capacité de comprendre » la réalité canadienne, ayant travaillé pendant une vingtaine d’années « dans diverses organisations pancanadiennes », où il a « appris à connaître les réalités des différentes régions, que ce soit l’Ontario, les Prairies, la Colombie-Britannique ou encore les provinces de l’Atlantique ».

S’exprimant sur la négociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), M. Caron estime que « le Canada aurait dû diversifier ses exportations pour être moins dépendant des États-Unis comme marché principal ».

D’après lui, la réouverture de ce dossier « peut donner la possibilité à certaines opportunités, mais peut présenter certains dangers également ».

Il croit déceler d’ailleurs des « éléments problématiques » dans l'ALENA, dont « la question du chapitre 11 qui porte sur le règlement des différends entre les investisseurs et les États, qui porte problème depuis la signature de l’entente, parce que le Canada est de loin le pays le plus souvent poursuivi […] ».

Enfin, concernant la question de l’arrivée massive des demandeurs d’asile, le député de Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques déplore le refus d’Ottawa de suspendre l’Entente sur les pays sûrs, qui interdit aux demandeurs d’asile de formuler leur demande dans un poste frontalier.

Il regrette aussi le peu de ressources déployées pour faire face à l’affluence massive aux frontières, accusant le premier ministre Trudeau d’avoir favorisé cette situation en laissant entendre qu’il était « facile d’entrer au Canada si on est rejeté aux États-Unis ».

Outre Guy Caron, trois autres personnes briguent la direction du NPD : le député provincial de l'Ontario Jagmeet Singh ainsi que les députés fédéraux Charlie Angus et Niki Ashton.

Les quatre candidats ont rendez-vous le 27 août à Montréal pour un débat en français. Le prochain chef du NPD sera choisi en octobre.

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