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Harcèlement et intimidation au conseil municipal de Calgary, selon un rapport

Il y a plus de trois ans, une enquête de 76 mille dollars avait été lancée à la suite de plusieurs plaintes déposées sur la ligne de dénonciation de la ville de Calgary. Mais le rapport n'avait jamais été rendu public, le conseil municipal refusant de le publier. Récemment, le commissaire à la protection de la vie privée de l'Alberta a ordonné cette publication.

Le document fait état d’attitudes irrespectueuses comme de l’intimidation, des gestes humiliants et rabaissants, des abus d’autorité, des cris, etc.

Le rapport mentionne aussi de la discrimination, du harcèlement et du harcèlement sexuel comme des remarques importunes sur le physique, sur le style vestimentaire et sur la vie sexuelle d’une autre personne.

L’identité des conseillers caviardée

Aujourd'hui encore, la Ville refuse de nommer les conseillers épinglés par le rapport d'enquête et les détails de leurs inconduites, afin, selon elle, de protéger les plaignants.

Seul Evan Woolley, conseiller municipal depuis 2013, a autorisé la levée de son anonymat.

Même si l'allégation contre lui était mineure, les avocats de la ville ont quand même résisté au dévoilement de son nom, prétextant que cela pourrait aider à identifer d'autres personnes.

Pour Lori Williams, professeure en sciences politiques à l'université Mont-Royal de Calgary, cette résistance municipale entache la crédibilité de tous les conseillers, coupables ou non.

« En agissant ainsi, ils créent plus de questions qu'ils n'ont donné de réponses, affirme-t-elle.

Toutefois, le rapport conclut qu’aucun geste criminel n’a été posé par les conseillers.

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