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Harper dit-il tout sur les gaz à effet de serre?

Stephen Harper affirme que le Canada s'est donné des cibles de réduction de gaz à effet de serre (GES) plus élevées que celles des autres pays pour la production d'électricité.

Un texte de Denis-Martin Chabot

Vérification faite : oui. Mais le chef conservateur ne dit pas tout.

Une baisse due à l'Ontario

L'an dernier, dans son rapport à l'ONU sur les changements climatiques, le gouvernement Harper avait annoncé une réduction du plus de 50 % des émissions de gaz à effet de serre provenant de l'électricité d'ici 2030 par rapport à 2005. Ce qui devrait placer le Canada au premier rang en terme de cible de réduction pour ce secteur.

Mais cela sera dû essentiellement à la décision de l'Ontario de supprimer graduellement ses centrales thermiques.

Actuellement, le Canada se classe au 15e rang des pays émetteurs de GES dans le secteur de l'électricité et du chauffage en termes d'émissions.

Pour voir le graphique sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Du côté du pétrole

Or, la production d'électricité ne représente que 12 % des émissions de GES au Canada.

La production pétrolière au Canada, notamment celle des sables bitumineux de l'Alberta, en représente 25 %. Et cette proportion ne cesse d'augmenter depuis 2005.

Pour regarder les émissions par secteur sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Des cibles en 2020 avant 2030

En mai dernier, le gouvernement Harper annonçait de nouvelles cibles globales de réduction de GES pour 2030 de 30 % par rapport à 2005.

Or, en octobre 2014, la commissaire canadienne de l'Environnement affirmait que le Canada n'atteindrait même pas ses objectifs actuels de réduction des GES d'ici 2020, comme prévu dans l'accord de Copenhague. La commissaire soulignait qu'il n'y a pas de plan de mise en oeuvre précis pour les atteindre, notamment pour le secteur pétrolier.

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