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Harper promet un crédit d'impôt à la rénovation domiciliaire permanent

Le chef conservateur Stephen Harper s'engage à rendre permanent un crédit d'impôt à la rénovation domiciliaire de 15 % si son parti est reporté au pouvoir le 19 octobre prochain. Il s'agit d'une promesse de 1,5 milliard de dollars par année, selon le Parti conservateur.

Le crédit d'impôt s'appliquerait à des dépenses de 1000 $ à 5000 $ par année, que ce soit pour une résidence principale ou pour un chalet. Les premiers 1000 $ de dépenses ne sont donc pas admissibles, ce qui donnerait par conséquent un crédit maximal de 600 $, pour des dépenses de 5000 $ et plus.

Il serait mis en oeuvre au cours d'un prochain mandat, selon l'état de l'économie. « Nous visons la mi-mandat. Je pense que si vous regardez nos projections budgétaires, nous aurons cette marge de manoeuvre fiscale », a-t-il dit. « Mais nous nous assurerons que c'est abordable et durable avant d'aller de l'avant. »

Cette promesse électorale, annoncée par le premier ministre lors d'un passage dans le district torontois de North York, mardi avant-midi, constitue en fait une nouvelle mouture d'un programme temporaire adopté par le gouvernement conservateur en 2009.

M. Harper affirme qu'il préconise un tel crédit d'impôt « pour qu'il soit plus abordable pour les Canadiens d'adapter leur maison à leurs besoins changeants et d'augmenter sa valeur », mais aussi pour créer des emplois.

Selon le Parti conservateur, un foyer canadien sur trois a profité du crédit d'impôt à la rénovation domiciliaire depuis 2009, de sorte que 3 millions de Canadiens ont économisé en moyenne 700 $ grâce à cette mesure.

Le chef conservateur n'a pas manqué de critiquer ses adversaires libéraux et néo-démocrates, qui, dit-il, ont tous deux voté contre le crédit d'impôt à la rénovation domiciliaire lorsqu'il a été présenté une première fois.

« Justin Trudeau et Thomas Mulcair s'opposent à presque toutes les réductions fiscales présentées par notre gouvernement et pensent qu'on peut taxer, emprunter et dépenser et atteindre la prospérité. Les Canadiens savent que ce n'est pas comme ça que ça marche », a-t-il lancé.

De Montréal, le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, a répliqué que Stephen Harper tentait de racheter une erreur passée, soit l'élimination d'un crédit fédéral pour rénovation écoénergétique. « Maintenant, à la dernière minute, au milieu d'une campagne électorale, il a découvert les mérites de quelque chose dont il s'est débarrassé. Les Canadiens le jugeront sur ce qu'il a fait, pas sur ce qu'il promet », a lancé M. Mulcair.

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