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Hausse des taxes à Montréal : Valérie Plante dit avoir respecté ses engagements

Face aux critiques entourant l'augmentation moyenne de 3,3 % des taxes par son administration dans le budget 2018 de la Ville de Montréal, la mairesse Valérie Plante reconnaît des erreurs de communication, mais refuse d'admettre avoir dérogé à sa promesse électorale de ne pas augmenter les taxes au-delà de l'inflation.

En entrevue avec Patrice Roy au Téléjournal de 18 heures, jeudi, elle a expliqué qu’au moment du dépôt du budget, elle était à l’aise de dire que son administration n’augmentait pas la taxe foncière, ce qui, pour elle, confirme qu’elle a tenu sa promesse de ne pas augmenter les taxes, une tactique qu’avait aussi utilisée Denis Coderre à son arrivée en 2013.

« J’ai vu la réaction des Montréalais, à savoir qu’au final, c’est les mêmes taxes, je dois prendre acte et dire [que] la façon dont on l’a communiqué n’était pas la bonne. Parce que la dernière chose que je veux, c’est que les Montréalais sentent que je leur mens. Parce que quand on regarde le budget dans son entièreté, on se rend bien compte que j’ai suivi mes engagements », a-t-elle affirmé.

Pour Mme Plante, il s’agit tout de même « d’un bon budget » vu l’écart entre les dépenses et les revenus qui avaient été découverts en entrant en poste et malgré l’augmentation de la taxe d’eau, qui n’était pas prévue.

Questionnée à savoir si elle reviendrait sur sa décision d'augmenter les taxes, Mme Plante a répondu « pas vraiment », en raison des « conditions financières » actuelles.

« On a dû faire des choix. On aurait pu refiler la facture aux arrondissements [mais on ne voulait pas]. Une chose est sûre, la façon dont le budget sera communiqué sera vraiment différente la prochaine fois, a-t-elle expliqué. J’ai mal évalué la situation quand on a présenté le budget d’hier et, à ce niveau-là, on prend acte, ça, c’est clair. »

Puis, la mairesse de Montréal a aussi commenté les propos du président du comité exécutif, Benoit Dorais, qui a semblé minimiser mercredi l’importance de l’augmentation de la hausse de taxes décrétée par son administration.

« Je ne pense pas que le 100 $ qu’on retire de la poche des gens, c’est rien. C’était maladroit; 100 $, c’est beaucoup pour certaines familles », a-t-elle mentionné.

Benoit Dorais avait ensuite concédé pendant une entrevue à l’émission 24/60 sur ICI RDI qu’il ne fallait pas banaliser cette hausse de taxe.

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