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Hearst, Kapuskasing et Cochrane refusent de payer davantage pour les services sociaux

Les Villes de Hearst, de Kapuskasing et de Cochrane n'ont pas l'intention de verser plus d'argent pour les services sociaux dans leur région l'an prochain, en dépit de l'adoption d'une nouvelle formule de répartition des coûts entre les municipalités qui font partie du Conseil d'administration des services sociaux du district de Cochrane (CDSSAB).

Un texte de Francis Bouchard

Cette nouvelle formule proposée par la Ville de Timmins a été adoptée il y a quelques mois par une majorité des municipalités membres du conseil régional. En vertu de celle-ci, Hearst, Kapuskasing et Cochrane verraient leur contribution au conseil régional augmenter considérablement, tandis que la Ville de Timmins et plusieurs petites municipalités verraient leur part diminuer.

Ainsi, Kapuskasing devrait débourser 1,2 million de dollars de plus, Hearst 442 000 $ et Cochrane 380 000 $.

Mardi soir, le conseil municipal de Hearst a adopté une résolution pour aviser le Conseil d’administration des services sociaux qu'il refuse de payer le montant supplémentaire et qu’il maintiendra sa contribution actuelle de 889 074 $. Dans la résolution, le conseil municipal estime que la nouvelle méthode est « injuste et mal intentionnée ». Il ajoute que la Ville de Hearst « ne peut supporter une telle augmentation sans réduire de façon significative ses services essentiels ou sans augmenter ses impôts fonciers, ce qui affecterait sérieusement le bien-être de ses résidents ».

M. Morin admet que la position des trois municipalités est une façon d'inciter le gouvernement provincial à intervenir dans le dossier.

En mai dernier, les Villes de Hearst, Kapuskasing et Cochrane ont envoyé une lettre conjointe à la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, demandant à la province de maintenir le statu quo dans la répartition des coûts des municipalités pendant que le gouvernement effectue une révision de la loi sur les conseils d’administration des services sociaux.

De son côté, le maire de Timmins Steve Black dit qu’il a demandé à la première ministre de ne pas intervenir dans le dossier puisque les changements au modèle de financement ont été faits selon la loi, étant adoptés par un vote à double majorité. Il ajoute que la province doit se concentrer sur la révision en cours de la loi.

Le maire estime que les trois municipalités devraient « accepter le fait qu’elles devraient payer plus pour les services qu’elles reçoivent dans leur communauté ». Il ajoute que la loi permet au conseil d’imposer des pénalités aux municipalités qui ne font pas les paiements requis.

Au début de l’année, le conseil d’administration était d’ailleurs sur le point de sévir contre la Ville de Timmins, après que celle-ci ait retardé son paiement en guise de protestation.

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