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Î.-P.-É. : les médias sociaux dans la mire du commissaire aux conflits d'intérêts

Le commissaire aux conflits d'intérêts de l'Île-du-Prince-Édouard a les médias sociaux dans sa mire. John McQuaid pourrait formuler des recommandations pour encadrer l'utilisation que font les députés de leurs comptes Facebook et Twitter dans un prochain rapport.

La Loi sur les conflits d'intérêts de la province insulaire date de 1999, soit quelques années avant l'apparition des médias sociaux. Elle n'encadre donc pas l'utilisation de ces outils de communication, qui font désormais partie du quotidien des politiciens.

John McQuaid dit qu'il y a là matière à réflexion.

L'ancien juge de la Cour d'appel de l'Île-du-Prince-Édouard refuse toutefois de commenter des cas spécifiques, comme celui du député libéral Bush Dumville qui a utilisé récemment son compte Twitter de politicien pour faire la promotion de ses services professionnels.

Aucun recours pour les citoyens

En vertu de la loi actuelle, John McQuaid peut mener une enquête et donner un avis seulement si la demande provient d'un élu. Un citoyen qui désire se plaindre d'une violation présumée de la loi n'a donc aucun recours administratif.

Dans son premier rapport en 2016, le commissaire aux conflits d'intérêts avait toutefois recommandé à l'Assemblée législative de modifier la loi pour permettre également au public de formuler des plaintes. « Ce serait plus ouvert », dit-il.

Le gouvernement libéral à Province House n'a pas donné suite à cette recommandation.

« Les gens qui ont des tracas [au sujet de possibles conflits d'intérêts] peuvent en parler à leur député. C'est comme ça que ça fonctionne à l'heure actuelle et je crois que ça fonctionne bien », tranche le premier ministre Wade MacLauchlan, en entrevue à Radio-Canada.

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