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Il y a 15 ans, Murdochville votait sur son avenir 

Le 25 août 2002, les citoyens de Murdochville se prononcent par référendum sur le projet de fermeture de leur municipalité. Cinq mois plus tôt, le 28 mars, le principal employeur de la petite ville gaspésienne, la fonderie Mines Gaspé, annonçait la fin de ses activités.

Au Téléjournal de fin de soirée, l’animatrice Michaëlle Jean dévoile le verdict des électeurs. Parmi les résidents aptes à voter, 437 se prononcent pour le projet de fermeture et 238 contre. Dans le reportage qui suit, le journaliste Claude Fortin résume les événements.

Le référendum divise les Murdochvillois en deux camps. D’un côté, les tenants du oui prônent la fermeture de la ville moyennant un dédommagement pour les citoyens. Le maire Marc Minville, qui affirme avoir épuisé tous les recours pour redynamiser l’économie, demande à la population de voter en faveur de cette fermeture. De l’autre côté, les partisans du non gardent l’espoir qu’avec le temps, de nouvelles entreprises viendront s’installer.

Le 11 septembre 2002, le gouvernement péquiste annonce qu’il entend maintenir Murdochville ouverte, malgré les résultats du vote référendaire. Comme l’explique la journaliste Marie-Lise Dionne dans ce reportage du Téléjournal, Québec n’envisage pas de dédommager ceux qui souhaitent quitter la ville. Certains citoyens sont furieux. Le maire Marc Minville qualifie « d’irresponsable » la position du Conseil des ministres. Les tenants du non, pour leur part, crient victoire.

Le gouvernement va prendre des mesures pour assurer la survie de la municipalité. En 2003, l’ouverture d’un centre d’appels de la Société d’assurance automobile du Québec à Murdochville entraîne la création de 55 emplois.

Aujourd’hui, la petite ville gaspésienne compte un peu plus de 700 âmes. Bien qu’aucun projet ne soit venu rivaliser avec ses anciennes industries, elle mise maintenant sur le plein air pour raviver son économie.

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