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Il y a 25 ans : Les indices du rejet de l’accord de Charlottetown

Le 28 août 1992, l'accord de Charlottetown est signé. Réunis autour du premier ministre Brian Mulroney, les premiers ministres des dix provinces, les dirigeants des deux territoires, ainsi que les chefs autochtones s'entendent sur une réforme constitutionnelle du Canada. Après l'échec du lac Meech, cet accord tiendra-t-il? Retour en archives sur les premiers moments de l'entente.

Au Téléjournal du 28 août 1992, le reportage de Daniel L’Heureux laisse présager que l’accord de Charlottetown pourrait connaître un bel avenir. Deux ans après l'échec du lac Meech, une autre entente vient de naître. Cette fois, le premier ministre Brian Mulroney souhaite faire approuver l’accord constitutionnel par un référendum pancanadien. On parle déjà de la question qui doit être courte, simple, claire et surtout, la même pour tous les Canadiens.

Le journaliste dénote cependant un manque d’enthousiasme chez le premier ministre québécois Robert Bourassa. Il souligne que Brian Mulroney n’a pas tardé à venir à sa rescousse, affirmant que l’accord est dans « les ligues majeures » pour défendre les intérêts supérieurs du Québec.

Dans le reportage qui suit, le journaliste Guy Gendron analyse l’accueil du premier ministre Mulroney à Ottawa, où il s’est empressé de venir présenter le texte constitutionnel à son parti. Si le premier ministre fait son entrée au caucus sous des applaudissements, le journaliste doute de l’apparente unité des troupes conservatrices. Pourtant, Brian Mulroney insiste pour affirmer devant les caméras que tous appuient l’entente.

Dans les jours qui suivent, les réactions suscitées par cet accord seront vives et la campagne référendaire, houleuse.

Le 26 octobre 1992, les électeurs canadiens sont consultés dans le cadre d'un référendum. Ils rejettent l'accord de Charlottetown à 54,3 % des suffrages exprimés.

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