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Il y aura enquête sur ce que coûtent les demandes d’asile au Canada

Le directeur parlementaire du budget (DPB) entreprendra un exercice comptable global sur les coûts encourus par le gouvernement fédéral pour l'accueil et le traitement des dossiers de demandeurs d'asile.

Un texte de Kathleen Harris, CBC News

C'est à la suite de la demande du député conservateur Larry Maguire, de la circonscription de Brandon–Souris au Manitoba, que l'agent du Parlement a accepté de se pencher sur le dossier.

Le député souhaite savoir combien d'argent a été dépensé jusqu'à maintenant, mais aussi ce que coûtera aux Canadiens l’augmentation du rythme de l’immigration irrégulière.

Dans une lettre adressée au DPB, Larry Maguire avance qu’il existe très peu de rapports sur la question, bien que l’accroissement du nombre de demandeurs d’asile crée un fardeau financier et une importante charge de travail dans certains services de l'État fédéral.

« Nous avons simplement besoin de savoir, en tant que Canadiens, quel est le coût et comment le gouvernement compte les assumer, considérant que plusieurs de nos collectivités deviennent surchargées par le nombre de réfugiés qui s’installent à Toronto, à Montréal et dans d’autres régions », affirme-t-il.

Plus de 23 000 personnes sont entrées au Canada en dehors des points de passage frontalier officiels l’année dernière, principalement au Québec et au Manitoba. Les grandes villes comme Toronto et Montréal peinent à loger et à soutenir ces nouveaux arrivants.

Les Canadiens « ont le droit de savoir »

« Alors que la crise dure depuis un certain temps, le gouvernement n’a ni indiqué ce qu’il coûtait d'accueillir le nombre grandissant d’arrivants irréguliers ni donné d'aperçu des coûts futurs, écrit le député Maguire. Je crois que les parlementaires, comme tous les Canadiens, ont le droit de savoir exactement combien le flux d’arrivées irrégulières coûte au gouvernement. »

La porte-parole du DPB, Sloane Mask, ne pouvait pas dire combien de temps prendrait l’exercice. Elle a toutefois confirmé que l’organisation avait entrepris ses requêtes d’information auprès de divers services gouvernementaux.

« Une fois que nous aurons eu les réponses, nous serons mieux à même d'estimer l’échéance requise pour effectuer cette analyse », affirme-t-elle.

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