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Inconduites sexuelles : Kent Hehr ne réintègre pas le cabinet libéral

L'enquête sur les allégations d'inconduite sexuelle du député de Calgary Centre est terminée, a affirmé Kent Hehr sur son compte Twitter. Il déclare aussi rester député au sein du Parti libéral du Canada, mais ne réintégrera pas le cabinet du premier ministre Justin Trudeau.

Selon une source gouvernementale, le rapport d'enquête ne sera pas rendu public.

Dans une entrevue à l’émission Power and Politics de CBC, le député a laissé entendre que la décision de ne pas lui redonner son poste de ministre venait de Justin Trudeau. « Le premier ministre est celui qui choisit les membres du cabinet ministériel », a répondu M. Hehr à la question de qui était à l’origine de la décision.

Le député de Calgary Centre avait démissionné de son poste de ministre des Sports et des Personnes handicapées en janvier après l’apparition d’allégations d’inconduite sexuelle sur les réseaux sociaux.

Une femme, Kristin Raworth, avait écrit sur Twitter que plusieurs employées de l’Assemblée législative de l’Alberta, où Kent Hehr a été député de 2008 à 2015, avaient été l’objet de commentaires déplacés de nature sexuelle.

Une autre femme, salariée d’un bureau de circonscription, avait aussi allégué que le politicien l'avait « tripotée ».

Dans une déclaration publiée sur son compte Twitter, Kent Hehr dit qu’il ne se souvient pas d'avoir rencontré la première femme, mais qu’il est clair selon le rapport d’enquête qu’il l’avait mise mal à l’aise. Il affirme s’être excusé.

Kent Hehr ajoute également que l’autre plainte d’attouchement inapproprié contre lui était un mouvement involontaire dû à la paralysie partielle de son corps. « Le rapport montre que je n’ai pas agi de manière inappropriée », a-t-il déclaré en entrevue à l’émission de CBC.

Kent Hehr a aussi été accusé par des victimes de la thalidomide d’avoir fait des commentaires inappropriés sur leur espérance de vie. Selon le témoignage d’une avocate spécialisée dans les droits de la personne, le député a dit « votre situation n’est pas si grave. Tout le monde au Canada a sa triste histoire ». Il aurait aussi blagué que la courte espérance de vie des victimes était une bonne chose pour le Canada qui s’est engagé à les aider.

« J’ai aussi appris que mon style de conversation doit changer. Après beaucoup d’introspection, je reconnais avoir mis certaines personnes dans des situations inconfortables sans le vouloir et je m’excuse sincèrement », a écrit le député.

Pour sa part, Mme Raworth a elle aussi réagi sur son compte Twitter. Elle a écrit : « Aujourd’hui est incroyable. Pour toutes les survivantes. Pour toutes les personnes qui ont peur de raconter leur histoire et partager leur vérité. Cela vaut le coup. Vous serez cru. Vous serez des championnes et je vais me battre pour vos voix. »

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