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Industrie automobile : Doug Ford « solidaire » de Justin Trudeau

L'Ontario représente le cœur de l'industrie automobile canadienne. Alors que Donald Trump a menacé d'instaurer des taxes douanières sur les importations automobiles dans un de ses micromessages impulsifs de la fin de semaine, le tout nouveau premier ministre ontarien, Doug Ford, s'est dit « solidaire du premier ministre » Trudeau sur la question.

« Nous serons solidaires du premier ministre et de la population du Canada, mon objectif premier étant de protéger les emplois en Ontario, en commençant par mon soutien indéfectible à nos travailleurs de l'acier et de l'aluminium », a déclaré M. Ford sur Twitter dimanche.

Doug Ford, qui entrera en fonction dans trois semaines, n’a cependant pas parlé de mesures concrètes advenant l’imposition d’une taxe douanière de la part de ses voisins du sud.

Ce que ces taxes douanières pourraient signifier pour le Canada n'est pas clair, mais la possibilité de l’instauration d’une taxe pouvant aller jusqu’à 25 % avait été discutée en fin mai.

Selon le président national d'Unifor, Jerry Dias, il y a 40 000 emplois dans le secteur de l’assemblage d'automobiles au pays en plus de 80 000 autres dans le secteur des pièces d’auto. Il se dit préoccupé, non seulement pour les emplois en jeu, mais aussi pour les économies canadienne et américaine.

M. Dias souligne que la dernière fois que les États-Unis ont imposé des tarifs sur l'acier en 2002 sous George Bush, alors président, les secteurs liés à cette industrie aux États-Unis ont perdu plus de 225 000 emplois.

« Tout le monde y perd. Mais nous faisons affaire avec une personne qui ne réfléchit pas de manière logique, de l’autre côté de la frontière », a-t-il affirmé en entrevue.

« C'est presque comme s'il n'y avait pas de miroirs à la Maison-Blanche », selon M. Dias, qui ajoute que l'imprévisibilité de Trump est peut-être le plus grand danger pour le partenariat commercial entre le Canada et les États-Unis.

De son côté, l'avocat en commerce international, Lawrence Herman, considère que l’isolement qui pourrait découler de l’imposition de taxes douanières pourrait faire des États-Unis un environnement plus sûr pour l'investissement.

« L'un des objectifs de l'administration Trump est de garder les capitaux et les investissements aux États-Unis. Il ne veut pas que les entreprises investissent au Canada, au Mexique ou ailleurs », selon lui. Plus les menaces sont nombreuses, plus les investissements à l'extérieur des États-Unis sont incertains.

Le maire d'Oakville, Rob Burton, lui, prend ces menaces très au sérieux.

L'usine d’assemblage de Ford a environ 4600 employés dans sa ville et les effets néfastes pourraient être immédiats si M. Trump allait de l’avant avec ses menaces.

M. Burton se dit lui aussi de tout cœur derrière l’équipe de M. Trudeau dans ce dossier.

Il ajoute d’ailleurs qu’il espère voir un « réalignement majeur de la politique américaine » lors des prochaines élections de mi-mandat.

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