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Infrastructures d'eau dans les villes : besoins immenses, budgets insuffisants

EXCLUSIF - Un an après la saga du « flushgate » qui a mis en lumière la nécessité de réinvestir massivement dans les infrastructures d'égout, d'aqueduc et de traitement des eaux usées, les besoins sont toujours aussi criants, non seulement à Montréal, mais partout au Québec. Selon un document obtenu par Radio-Canada, les villes ont réclamé un total de 1,7 milliard de dollars, alors que le gouvernement n'a même pas la moitié à leur offrir. 

Un texte de Thomas Gerbet

Le gouvernement du Québec a été littéralement submergé de demandes par les municipalités désireuses d'obtenir l'aide du nouveau Fonds pour l'eau potable et le traitement des eaux usées, une entente fédérale-provinciale qui dispose d'une enveloppe de 664 millions de dollars. 

La petite municipalité de 500 habitants de Saint-Simon-les-Mines, en Beauce, réclame à elle seule 10 millions de dollars. Avec encore moins de résidents, le village de Lac-Sergent, dans la région de Portneuf, demande plus de 13 millions de dollars. Tout en haut de la liste, Montréal souhaite obtenir près des deux tiers du budget. 

Près de 200 municipalités ont envoyé une demande de financement. Certaines avec des montants très importants : Saint-Hyacinthe (50 millions de dollars), Shawinigan (60 millions), Drummondville (65 millions). De plus petites villes réclament des montants substentiels elles aussi, comme Port-Cartier (41 millions) ou L'Ancienne-Lorette (43 millions). La liste complète est disponible au bas de cet article. 

Le montant total des demandes, 1,7 milliard, aurait même dû être bien plus important si le gouvernement n'avait pas mis fin précipitamment à la réception des demandes. De nombreuses villes comme Sherbrooke ou encore Val-d'Or ont déposé leurs dossiers trop tard. Longueuil s'est aussi fait prendre.

Le gouvernement juge que certaines demandes sont trop élevées

On ignore encore quels dossiers ont été retenus. « Le ministère [des Affaires municipales] a procédé à la sélection de projets admissibles en fonction de l'ordre de transmission des demandes », indique la porte-parole du ministère des Affaires municipales, Alexandra Paré.

Le gouvernement affirme qu'il souhaite « minimiser le risque que certains travaux ne puissent être complétés dans les délais prévus à l'entente Canada-Québec et permettre d'accorder une aide financière à un plus grand nombre de municipalités. » Des fonds supplémentaires devraient par ailleurs être disponibles par la suite, tient à rassurer le ministère.

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