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Infrastructures : Gatineau ne complétera que la moitié de ses projets en 2017

La Ville de Gatineau accuse du retard dans la réalisation de ses projets d'infrastructures. Comme prévu lors de l'étude du budget en novembre dernier, environ la moitié des travaux planifiés pour l'année en cours ne pourront pas être réalisés.

La Municipalité complétera seulement 51 % des projets d'infrastructure prévus pour 2017. Des bris entraînant des travaux urgents repoussent certains projets au calendrier.

Le secteur des travaux publics doit aussi composer avec une pénurie de main-d'oeuvre, puisqu'environ une vingtaine de postes sont vacants, dû à des congés de maladie et de paternité, ainsi que des départs à la retraite.

Le maire reconnaît qu'il existe un déséquilibre entre les travaux prévus et ceux qui se concrétiseront, mais, nuance-t-il, « il n'y a jamais eu autant de travaux qui se font; c'est dans la gestion, dans l'annonce qu'il y a une meilleure gestion à faire ».

Maxime Pedneaud-Jobin ajoute que l'absence de certaines subventions l'an dernier peut entraîner des retards cette année.

Il rappelle que la Ville a effectué une réforme importante de son Service des infrastructures il y a un an et qu'il faudra encore quelques années avant de voir les résultats.

Solutions envisageables

Le maire affirme que la Ville étudie la possibilité d'embaucher des ingénieurs avec moins d'expérience pour renflouer ses effectifs.

« On peut-tu prendre la personne qui sort de l'école et là on la forme. Le danger qui vient avec ça [...] il faut quelqu'un pour la former, mais si la personne grandit dans notre organisation, on peut peut-être consolider notre équipe d'ingénieurs », lance M. Pedneaud-Jobin.

Le président du comité exécutif, Gilles Carpentier, est perplexe face au problème de main-d'oeuvre.

« Il faut se poser la question à savoir qu'est-ce qu'il faut ajouter dans notre processus d'approbation des programmations. Moi, je pense qu'il faut prendre un recul et se dire quand la programmation nous est présentée, est-ce que les services peuvent nous donner un ordre de grandeur de la capacité de réalisation pour qu'on sache quels risques on doit gérer et quel accompagnement comme conseil on doit faire », fait-il valoir.

Le conseiller municipal Jocelyn Blondin estime quant à lui que la mise sur pied d'un comité formé de citoyens et d'élus pourrait prévenir des situations comme celle-là. Toutefois, il n'en a pas fait la proposition lors de la récente révision des comités et commissions de la Ville.

Avec les informations de Nathalie Tremblay et Estelle Côté-Sroka

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