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Innisfil reconduit son projet pilote de transport en commun avec Uber

Près d'un an après le lancement officiel, la Ville d'Innisfil alloue 350 000 $ supplémentaires pour poursuivre son projet pilote jusqu'en 2019 au moins. Les résidents peuvent se déplacer dans la ville en utilisant le service Uber comme mode de transport en commun.

Un texte de Marie-Hélène Ratel

Plutôt que créer des lignes d’autobus supplémentaires, la municipalité a mis sur pied en mai 2017 un partenariat avec Uber, dans le but d'assurer un meilleur service pour les quelque 36 500 habitants d’un vaste territoire rural.

La municipalité estime économiser ainsi 8 millions de dollars par année.

Les usagers ne déboursent que de trois à cinq dollars pour les déplacements vers des lieux définis, comme certains centres communautaires, l’hôtel de ville, les arrêts d’autobus GO, la station de train GO au sud de Barrie et la succursale Lakeshore de la bibliothèque municipale.

Les autres déplacements vers des destinations sur demande sont aussi moins chers qu'en taxi.

La réponse de la communauté a été très positive depuis le lancement du projet.

Le résident Ryan Deane utilise le service presque toutes les fins de semaine. Il a remarqué une réduction considérable du coût, comparativement à des déplacements avec Uber dans d’autres villes.

Depuis les débuts, plus de 1300 chauffeurs d’Uber ont réalisé au moins un déplacement à Innisfil.

Jean Theriault fait partie de ce nombre. À la semi-retraite, il sert des clients six jours par semaine, 12 heures par jour. Il estime qu’il y a environ une douzaine de chauffeurs à Innisfil qui comme lui se sont créé un emploi à temps plein.

Depuis le lancement du projet, le maire d’Innisfil, Gord Wauchope, dit avoir échangé avec plusieurs maires de villes canadiennes, curieux d’en apprendre davantage sur l’efficacité du système.

Selon lui, il s’agit d’une solution optimale pour les municipalités de taille moyenne, semblable à Innisfil.

Le maire Wauchope croit que le projet pourrait être efficace encore plusieurs années, jusqu’à ce que la population dépasse les 50 000 habitants d’ici 2031.

À ce moment-là, explique-t-il, le conseil municipal devra se pencher sur la question et sans doute envisager l’ajout de lignes d’autobus.

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