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Inondé de demandes, Québec coupe le robinet du Fonds pour l'eau

Trois semaines après son lancement, il n'y a déjà plus d'argent disponible pour les municipalités désireuses d'obtenir l'aide du nouveau Fonds pour l'eau potable et le traitement des eaux usées. Québec a été submergé de demandes. Signe que les besoins de renouvellement des infrastructures d'égout, d'aqueduc et de traitement des eaux sont criants dans la province. 

Un texte de Thomas Gerbet

L'offre était alléchante : une aide financière de 83 % à 95 % pour réaliser des projets d'infrastructure majeurs. Début septembre, le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT) ouvrait les demandes de subventions pour partager une enveloppe fédérale-provinciale de 664 millions de dollars. Mais, surprise cette fin de semaine : le ministre Martin Coiteux annonce la fin de la réception des demandes. 

Le problème, c'est que de nombreuses municipalités au Québec n'ont même pas eu le temps de déposer leur dossier et la situation crée du mécontentement. C'est le cas de Roberval, dans la circonscription du premier ministre Philippe Couillard. La Ville de Longueuil doit aussi dire adieu à ce financement. 

« La direction du génie de la Ville en était à peaufiner la recommandation qui allait être soumise aux élus, avant son dépôt officiel au ministère des Affaires municipales. », explique le chef du service des affaires publiques de Longueuil, Louis-Pascal Cyr. 

« La Ville a travaillé de bonne foi, avec le calendrier qui était proposé », ajoute Louis-Pascal Cyr. « Nous, ce qu'on souhaite, c'est de pouvoir déposer les projets comme prévu et qu'ils soient évalués au mérite ».

L'Union des municipalités tente de trouver une solution

L'UMQ reçoit de plus en plus d'appels de municipalités frustrées de ne pas avoir eu le temps de déposer leurs demandes. Dans une lettre à ses membres, mardi, l'Union écrit : « La fermeture prématurée du programme a surpris plusieurs municipalités qui étaient en voie de déposer leurs projets, notamment aux séances de conseil du mois d'octobre. Dans ce contexte, l'UMQ fait actuellement toutes les représentations nécessaires pour que le MAMOT prolonge le délai pour le dépôt des projets. Soulignons qu'initialement la date limite déterminée était le 30 novembre 2016. »

Trop tard, répond le cabinet du ministre

Le cabinet du ministre Coiteux tient à rappeler qu'il était spécifié dès le départ que les demandes pourraient prendre fin dès que l'enveloppe serait vidée. Le communiqué diffusé début septembre indique en effet : « Le MAMOT procédera à l'analyse de toutes les demandes jusqu'au 30 novembre 2016 ou jusqu'à épuisement des fonds. Les municipalités intéressées au programme sont donc invitées à transmettre leurs demandes rapidement. »

Le cabinet du ministre rappelle toutefois que des demandes arrivées après la conclusion du programme pourraient être prises en compte si certaines déjà déposées sont jugées inadmissibles après analyse. 

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