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Interdiction de l'amiante : inquiétudes à Asbestos et Thetford Mines

L'objectif du gouvernement fédéral d'interdire l'utilisation de l'amiante au Canada inquiète certains acteurs impliqués dans la relance économique d'Asbestos et de Thetford Mines.

Les plans de diversification économique entrepris dans ces deux villes misent sur l'utilisation de résidus miniers issus de plusieurs décennies d'exploitation de l'amiante dans la région.

À Asbestos, l'entreprise Alliance Magnésium construit actuellement une usine pilote de production de magnésium produit à même les résidus de l'ancienne mine Jeffrey. Son vice-président principal des affaires corporatives, Pierre Saint-Aubin, espère que la loi ne sera pas trop restrictive. Le pourcentage d'amiante dans ces résidus est faible, rappelle-t-il.

« Ça serait vraiment malheureux si l'étendue de la loi est tellement grande que ça toucherait des entreprises comme la nôtre. C'est bien certain que la population serait inquiète », explique-t-il. Le procédé de transformation utilisé par Alliance Magnésium permettrait d'éliminer entièrement la présence d'amiante dans le produit final. Pierre Saint-Aubin a donc confiance qu'il sera épargné.

Un scénario « catastrophique »

Depuis plusieurs années déjà, la Ville de Thetford Mines mise également sur ces résidus pour relancer son économie. Si le gouvernement décide de bannir son utilisation, ce serait « catastrophique » croit la directrice générale de la Chambre de Commerce et d'Industries de Thetford Mines, Suzanne Lacombe.

« Actuellement, on travaille très fort à la mise en place de la revitalisation des résidus miniers, car notre territoire regorge de cette matière. C'est très intéressant pour nous de pouvoir diversifier l'offre industrielle », rappelle-t-elle.

Une inquiétude partagée par le député conservateur de Mégantic - L'Érable, Luc Berthold.

« Si on n'a pas accès à ces montagnes de résidus, tous ces projets vont tomber à l'eau. C'est ça qui nous inquiète », assure-t-il.

Le 5 décembre dernier, le maire de Thetford Mines, Marc-Alexandre Brousseau, a d'aiilleurs envoyé une lettre au premier ministre dans laquelle il lui demandait de s'assurer de la « valorisation des résidus miniers ».

À moins d'un imprévu, l'annonce officielle aura lieu la semaine prochaine, avant l'ajournement de la session parlementaire pour le temps des Fêtes.

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