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« Intéressez-vous à nous! » demande Québec solidaire

« Je lance un appel aux Québécoises et Québécois : intéressez-vous à nous! » a imploré Manon Massé, co-porte-parole de Québec solidaire, lors de son point de presse de fin de session parlementaire, vendredi après-midi.

« Nous ne sommes pas que la conscience du Parlement. Notre parti, depuis sa création, ne cherche qu’une chose : améliorer vos conditions de vie », a ajouté Mme Massé.

Entourée de ses collègues Amir Khadir et Gabriel Nadeau-Dubois, Manon Massé a admis que son parti avait du « travail à faire » pour mieux faire connaître ses propositions. « Les gens n’ont pas fait le lien entre ce qu’ils souhaitent comme étant des engagements fermes du gouvernement du Québec, et [le fait] que ces mesures-là sont portées par Québec solidaire. Ce lien-là n’est pas fait. »

Québec solidaire reste invariablement en queue de peloton dans les intentions de vote, tel qu’exprimées par les sondages successifs. Le parti ne compte que trois députés à l’Assemblée nationale, élus dans les quartiers centraux de Montréal.

Pourtant, selon Mme Massé, les résultats d’un récent sondage reflètent l’adhésion des Québécois aux propositions de son parti. « Les quatre mesures les plus appréciées sont des mesures portées depuis longtemps par Québec solidaire », a-t-elle dit, citant la proposition de rendre les soins dentaires et l’éducation – incluant le niveau universitaire – gratuits pour tous, ainsi que la réduction des tarifs du transport en commun.

« Je n’ai entendu aucun autre parti parler de l’urgence d’avoir la gratuité des soins dentaires, a insisté Mme Massé. Transports en commun, même chose. Si on veut qu’il n’y ait plus de bouchons de circulation […], développons largement le transport du 21e siècle, le transport en commun. »

Quel parti incarne le changement?

Prenant acte du besoin de changement au sein de la population, Manon Massé questionne l’option que semblent choisir les Québécois à quelques mois des élections, du moins selon les sondages, à savoir la Coalition avenir Québec.

« Ce qui serait le plus décevant le 2 octobre au matin, ce serait un gouvernement qui a changé de visage, qui a changé de nom, mais qui arrive toujours avec les mêmes solutions, avec la même vision socio-économique fédéraliste », a lancé Mme Massé, référant à la possibilité de voir la CAQ accéder au pouvoir.

Québec solidaire estime incarner « le changement réel » face à « trois partis de l’establishment », un libellé qu’elle attribue aussi bien au Parti libéral pour ses 15 ans de pouvoir, qu’à la CAQ - « la continuité de l’ADQ [Action démocratique du Québec], donc un "vieux jeune" parti » - et au Parti québécois.

Des partis, dit-elle, « davantage intéressés par le pouvoir et prêts à tout compromis, courbette, voire même retournement de situation d’idées au gré des sondages ou de la pression des lobbys ».

Manon Massé a rappelé le « projet de société » de son parti : construire un Québec indépendant et progressiste, dès le premier mandat ». Plus de 500 militants ont été formés récemment, indique-t-elle, pour donner vie à ce message sur le terrain.

Le député de Mercier, Amir Khadir, premier et seul élu solidaire pendant son mandat initial, a déjà fait savoir qu’il ne se représenterait pas aux prochaines élections. C’est une pionnière du parti, Ruba Ghazal, peu connue du grand public, qui espère lui succéder dans cette circonscription du Plateau-Mont-Royal.

Le parti de gauche compte également sur la candidature-vedette de l’ex-journaliste Vincent Marissal dans la circonscription de Rosemont pour grossir son contingent au salon bleu. Il devra, pour ce faire, battre le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée.

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