Retour

Internet haute vitesse via Hydro-Québec : étude non concluante

L'étude visant à déterminer si la fibre optique excédentaire d'Hydro-Québec pourrait être utilisée pour offrir un meilleur service internet dans les régions du Québec n'est pas concluante.

Un texte de Nicolas Vigneault

En octobre dernier, le gouvernement avait annoncé que la société d'État allait étudier la possibilité d'utiliser ses équipements et son réseau pour augmenter la portée du service internet haute vitesse dans les municipalités qui ne sont pas desservies présentement.

Lors de l'étude des crédits du ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, la ministre Dominique Anglade a indiqué que cette solution n'était pas la meilleure pour amener internet haute vitesse en région.

Dominique Anglade a poursuivi en indiquant que la meilleure façon de brancher le plus de foyers québécois reste le programme lancé par son gouvernement qui fonctionne par des appels à projets. Un premier appel à projets prévoit le branchement de 100 000 foyers sur les 340 000 qui n'ont toujours pas accès à internet haute vitesse un peu partout à travers le Québec.

La Fédération québécoise des municipalités (FQM) souhaite un plan de déploiement

La FQM, qui fondait un certain espoir dans cette solution, demande que le gouvernement ait un plan clair concernant le déploiement d'internet sur le territoire du Québec.

« À bien des endroits, 10 000 à 20 000 ça peut être intéressants et ça peut représenter plusieurs municipalités », explique d'abord Jacques Demers, le président de la FQM qui est aussi maire de Sainte-Catherine-de-Hatley qui compte près de 1500 habitations.

Quant à la politique actuelle du gouvernement qui fait appel aux entreprises pour fournir du service aux citoyens, M. Demers craint que cela entraîne une disparité entre les régions.

« On est en train de créer un gruyère présentement. Si mes deux villes voisines ont du service haute vitesse et moi j'en ai pas, on a un problème », lance le président de la fédération.

Plus d'articles