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Intimidation : un ancien député conservateur du N.-B., Louis-Philippe McGraw, ne travaille plus dans son bureau fédéral

Un ancien député progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, Louis-Philippe McGraw, ne travaille plus dans les mêmes bureaux que ses collègues de la Commission des libérations conditionnelles. Il exerce ses fonctions à son domicile, avec salaire, à la suite d'une enquête sur du harcèlement en milieu de travail.

Louis-Philippe McGraw est vice-président de la Commission, un poste dont le salaire est de 166 000 $ par année.

Le député fédéral de Moncton-Riverview-Dieppe, Robert Goguen, confirme ces informations, mais refuse de commenter davantage.

« On va pas permettre à la situation de se continuer. Il est enlevé, il est envoyé à la maison, mais la raison pourquoi il reçoit toujours son salaire, ça m'est pas connu. Il doit y avoir des circonstances qui vont être dévoilées dans le futur », affirme M. Goguen.

D'après des informations rapportées par le réseau CTV, des enquêteurs extérieurs embauchés par la Commission ont conclu que Louis-Philippe McGraw avait été impliqué dans six épisodes d'intimidation ou d'interventions où il a manqué de tact.

La Commission des libérations conditionnelles ne fait pour sa part aucun commentaire. Elle explique que la Loi sur la protection des renseignements personnels lui interdit de se prononcer sur des cas particuliers. 

Avant d'être nommé à son poste par le gouvernement fédéral, M. McGraw a été député progressiste-conservateur de Centre-Péninsule pendant le premier mandat de Bernard Lord, au Nouveau-Brunswick. En 2006, il a coprésidé la campagne électorale fédérale des progressistes-conservateurs dans la province.

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