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Irving et Ottawa défendent la qualité des navires de la Garde côtière

Le gouvernement fédéral et l'entreprise Irving affirment que les neuf patrouilleurs acquis entre 2012 et 2014 par la Garde côtière sont conformes aux normes. Mercredi, Radio-Canada révélait que la sécurité du personnel à bord pouvait être compromise à cause des problèmes que présentaient ces navires.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

Les neuf patrouilleurs, qui ont coûté 227 millions de dollars, auraient des problèmes allant de la corrosion jusqu'à l'infiltration d'eau dans des boîtes électriques.

Le ministre responsable de la Garde côtière, Hunter Tootoo, a réagi jeudi après-midi aux révélations de Radio-Canada. En début d'après-midi mercredi, avant la période de questions à la Chambre des communes, il a brièvement déclaré que ces navires - il en a visité un - étaient sécuritaires.

Plus tard en journée, il l'a répété en compagnie du directeur général de la flotte de la Garde côtière, Mario Pelletier.

« Nos normes respectent toutes les exigences réglementaires. Dans le cas de la nouvelle classe de navire, cela respecte aussi les normes de la Lloyd's register, qui est une société de classification internationale qui est mandatée par Transports Canada pour faire des inspections », a expliqué M. Pelletier.

Irving se défend

Le président du chantier naval Irving, Kevin McCoy, a également défendu les navires livrés par son entreprise. 

Selon M. McCoy, il n'y avait rien d'anormal sur les navires quand ils ont été livrés. « Je peux vous dire que s'il y a eu des problèmes après la livraison, ils ont été relativement mineurs », a-t-il ajouté. 

Questions sur l'avenir

Le chef du NPD s'est dit inquiet de ce qui a été révélé sur les navires de la Garde côtière. « On voit que le gouvernement n'a aucun contrôle sur la qualité de ce qu'on est en train d'acheter. C'est mauvais pour les contribuables et c'est aussi dangereux pour les hommes et les femmes au service du pays », a-t-il déclaré.

Les révélations sur ces navires de la Garde côtière soulèvent certaines questions sur ceux qui ont été commandés par d'autres ministères. Irving a obtenu les droits pour la construction des navires de combat de la Marine, un mégaprojet d'environ 36 milliards de dollars.

« Si les chantiers canadiens ont de la difficulté à construire des projets relativement simples, on peut se demander dans quelle mesure ils sont capables de construire quelque chose de plus gros et de plus complexe », explique Jean-Christophe Boucher, politologue à l'Université MacEwan d'Edmonton.

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