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Jason Kenney ravi de la « victoire écrasante » du PCU aux élections partielles

La victoire des deux candidats conservateurs aux élections partielles dans Innisfail-Sylvan Lake et Fort McMurray-Conklin est le signe que les Albertains sont prêts au changement, selon Jason Kenney, le chef du Parti conservateur uni (PCU).

Un texte de Nafi Alibert

« Les électeurs du nord et du centre de l’Alberta ont envoyé un message clair au Nouveau Parti démocratique », a réagi Jason Kenney en lien avec la « victoire écrasante » de son parti aux élections partielles de jeudi.

Dans la circonscription de Innisfail-Sylvan Lake, le candidat conservateur Devin Dreeshen a remporté près de 82 % des voix, largement devant la candidate du NPD Nicole Mooney (9,23 %).

Avec 66 % des voix, Laila Goodridge a récolté deux fois plus de voix que Jane Stroud (NPD) dans Fort McMurray-Conklin.

« Ces chiffres parlent d’eux-mêmes », a déclaré Jason Kenney. « Je crois que les résultats d’hier soir sont la preuve que nous sommes à l’écoute », a-t-il ajouté.

Pour le nouveau député Devin Dreeshen, les préoccupations des Albertains tiennent en trois points : la prospérité du secteur énergétique, les crimes en milieu rural et la taxe carbone.

Or, « on est le seul parti qui s’oppose à la taxe sur le carbone », a lancé Jason Kenney en réaffirmant être sur la bonne voie pour remporter les élections provinciales de 2019.

Des résultats prévisibles

La politologue Lori Williams pense toutefois qu’il est trop tôt pour « extrapoler le vote d'hier et prédire les prochaines élections ». Elle souligne également que ce type d’élections partielles sont très ciblées et qu’elles ne mobilisent pas autant les électeurs que les élections générales.

Aussi, les circonscriptions de Innisfail-Sylvan Lake et Fort McMurray-Conklin sont des châteaux forts conservateurs depuis des années.

La veille du scrutin, le média Vice a révélé que Devin Dreeshen s’était engagé dans la campagne électorale de Donald Trump. Alors que le Canada est en pleine guerre commerciale avec les États-Unis, Jason Kenney pense qu’il est « utile [...] d’avoir dans [le] caucus quelqu’un qui a des contacts dans l’administration américaine ».

Le chef du PCU s’est toutefois dissocié de la politique du président Trump. « J'étais clair depuis plus de deux ans sur mon opinion envers M. Trump qui n'est pas positive », a-t-il affirmé.

Si Jason Kenney marque son détachement vis-à-vis du président américain, il s'est rapproché de Doug Ford, avec qui partage la même vision sur différents points.

Le nouveau premier ministre de l'Ontario a récemment aboli le ministère des Affaires francophones. Mais le chef de l'opposition en Alberta a garanti que cela n’arriverait pas, s’il était élu en 2019.

« Je serai fier d'être un des premiers premier ministre albertain qui parle français et je suis très reconnaissant du rôle important, historique et [confiant envers] l'avenir de la communauté francophone », a-t-il partagé.

La nouvelle députée de Fort McMurray-Conklin, Laila Goodridge, parle d'ailleurs français, et a effectué ses études au Campus Saint-Jean de l'Université de l'Alberta.

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