Jaspal Atwal, celui qui, par sa seule présence, a ruiné le voyage de Justin Trudeau en Inde, s'est adressé aux médias ce matin à Vancouver en compagnie de son avocat. Il a lancé un cri du coeur d'une voix chevrotante et a expliqué qu'il a été difficile récemment d'être au coeur d'une attention médiatique internationale.

Un texte de Dominique Lévesque

Jaspal Atwal a précisé que rien n’excuse le geste pour lequel il a été condamné, mais qu’il a renoncé au terrorisme et qu’à l’âge de 63 ans, il est maintenant un père, un grand-père, un mari et un membre actif de la communauté indo-canadienne.

Jaspal Atwal a été condamné en 1986 au Canada pour avoir tenté d'assassiner un ministre indien qui était de passage sur l'île de Vancouver et a reçu une peine de 20 ans de prison.

Il précise qu’il y a 40 ans, comme beaucoup d’autres membres de la communauté sikhe, il s’est laissé emporter par le mouvement pour une nation sikhe indépendante.

Jaspal Atwal déclare s'être rendu en Inde à plusieurs reprises depuis sa sortie de prison et n'avoir jamais eu de problème.

Il dit également avoir rencontré beaucoup de politiciens qui veulent comprendre la communauté indo-canadienne. Il précise avoir rencontré et avoir été photographié avec des politiciens de plusieurs partis.

Invité controversé

Jaspal Atwal avait été invité à une réception à la résidence officielle du Haut-Commissariat du Canada dans le cadre de la tournée de Justin Trudeau en Inde. L'invitation a été annulée après que CBC News eut interpellé le cabinet du premier ministre. Cette situation a été d'autant plus embarrassante pour Justin Trudeau que Jaspal Atwal avait été ajouté sur la liste des invités par un membre de sa propre délégation, le député libéral de Surrey Centre, Randeep Sarai.

Jaspal Atwal, qui a été membre de la Fédération internationale de la jeunesse sikhe, un groupe terroriste interdit au Canada et en Inde, avait été reconnu coupable, avec trois autres individus, d'avoir blessé par balles l'ex-ministre indien Malkiat Singh Sidhu lors d'une embuscade sur l'île de Vancouver.

L'homme a également été reconnu coupable par le passé dans une affaire de fraude automobile et accusé, mais déclaré non coupable, dans le cadre de l'enquête sur l'agression contre Ujjal Dosanjh, un opposant au mouvement séparatiste sikh qui avait été battu à coup de barre de fer en 1985. M. Dosanjh est plus tard devenu premier ministre de la Colombie-Britannique.

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