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Jean-Guy Whiteduck réélu comme chef du conseil de bande de Kitigan Zibi

La communauté anichinabée de Kitigan Zibi, en Outaouais, a opté pour la continuité avec la réélection de Jean-Guy Whiteduck comme chef du conseil de bande. L'élection a lieu samedi et les résultats ont été connus tôt dimanche.

Même s'il n'a pas fait campagne, préférant miser sur sa réputation et son expérience, le chef sortant l'a remporté sur son rival, le jeune homme d'affaires Dylan Whiteduc, par une centaine de voix.

Jean-Guy Whiteduck entend poursuivre son combat de revendication de certaines terres considérées ancestrales, tant dans le secteur de Kitigan Zibi qu'à Ottawa.

« Nous avons pris une action en cour à un point pour les plaines LeBreton, c'est des terres fédérales non cédées d'après nous », explique-t-il. « Et nous on dit : ''Ça appartient aux Algonquiens. Il faut qu'on ait notre mot à dire là dedans''. »

M. Whiteduck soutient que l'aspect socioéconomique est important pour lui. Il souhaite voir des retombées « pas seulement [pour Kitigan Zibi] mais pour [toute] la nation algonquienne ».

« On vit dans une région avec une économie pas trop forte, alors c'est toujours un challenge pour nous », dit-il.

L'éducation et la langue, des priorités des citoyens

De passage à Kitigan Zibi, dimanche, Radio-Canada a pris le pouls de certains des membres de la communauté au lendemain de l'élection.

« Je m'inquiète pour les enfants et leur éducation. Et les personnes âgées. Je veux de meilleurs soins pour elles », a indiqué James Michael Chabot.

Une autre citoyenne rencontrée par Radio-Canada a dit, en anglais, s'inquiéter pour l'avenir des langues autochtones.

Quelque 900 électeurs se sont prononcés lors du scrutin de samedi, ce qui correspond à un taux de participation d'environ 40 %.

Selon le ministère des Affaires autochtones et du Nord du Canada, la communauté de Kitigan Zibi compte environ 3300 membres. Environ la moitié vivent à l'extérieur de la réserve.

Avec les informations de Dominique Degré

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