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John Horgan encore plus déterminé à s'opposer au projet Trans Mountain

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, a réagi avec fermeté au ralliement des partis politiques albertain concernant l'expansion du pipeline Trans Mountain. Il a rappelé sa grande détermination à s'opposer au projet, malgré les efforts soutenus du gouvernement de l'Alberta pour le faire changer d'idée.

Un reportage de Jacqueline Landry

La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley a demandé en chambre un soutien unanime aux efforts du gouvernement pour que le pipeline Trans Mountain soit agrandi, malgré l'opposition de la Colombie-Britannique.

Soutien qu'elle a obtenu, se faisant écorcher au passage par le chef conservateur Jason Kenney, qui ne la trouve pas assez ferme.

John Horgan a adopté un ton ferme, mais conciliant pour marquer sa désapprobation devant ce front commun. « Je préférerais, dit le premier ministre, voir notre fédération travailler dans la collaboration. »

Pendant ce temps, la municipalité de Surrey a décidé de faire marche arrière dans son opposition au projet de pipeline qui doit traverser le nord de son territoire. Mardi, elle a retiré son avis d'opposition auprès de l'Office national de l'Énergie.

La Ville de Surrey suit ainsi un mouvement amorcé le week-end dernier par la Première Nation Katzie et l'organisme Nature Trust of BC qui ont tous deux retiré leur avis d'opposition auprès de l'ONE.

« Nous avons analysé, avec les ingénieurs de Kinder Morgan, tous les problèmes d'ingénierie reliés au projet, nous avons discuté, et nous sommes satisfaits des réponses reçues, » explique Anthony Capucinello, adjoint au service du contentieux à la Ville de Surrey.

La Ville de Surrey se défend bien d'appuyer le projet de pipeline. Anthony Capucinello rappelle cependant que le projet a déjà été approuvé par le gouvernement canadien.

De passage à Vancouver pour discuter de son plan de protection des océans, le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, s'est fait demander par les médias pourquoi il n'a pas encore rencontré le gouvernement dans ce dossier. Le ministre a répondu qu'il travaillait avec toutes les provinces, d'un bout à l'autre du pays, pas seulement avec la Colombie-Britannique.

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