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Joute politique sur la question de l'avortement en Ontario

Le chef progressiste-conservateur Patrick Brown accuse le gouvernement libéral de faire de la politicaillerie à moins d'un an des élections provinciales, en déposant un projet de loi sur la protection des cliniques d'avortement.

Un texte de Claudine Brulé

Selon lui, la première ministre Kathleen Wynne a des intentions cachées, soit de vouloir rouvrir le débat sur l'avortement. Dans une vidéo diffusée sur Twitter mercredi, le chef conservateur a affirmé qu'il n'y avait pas de zone grise, que son parti et lui étaient pro-choix.

Les conservateurs ont voulu le démontrer, jeudi. La députée conservatrice Lisa MacLeod a demandé le consentement unanime des élus pour que le projet de loi libéral, qui interdirait les manifestations anti-avortement près des cliniques, soit adopté le jour même.

Les libéraux ont refusé, expliquant leur décision en disant que le projet de loi venait à peine d'être déposé et que les profesionnels de la santé, les groupes de défense des droits des femmes et les autres personnes intéressées devaient avoir le temps de l'examiner et de proposer des améliorations.

À l'extérieur de la Chambre, libéraux et conservateurs se sont accusés mutuellement de ne pas appuyer le droit des femmes à l'avortement.

Le Parti libéral a fait parvenir des communiqués aux journalistes soulignant que le chef conservateur Patrick Brown avait voté dans le passé, comme député fédéral, en faveur d'une motion pro-vie.

Les conservateurs ont répliqué en disant que certains députés libéraux avaient reçu l'appui de la coaltion Campaign-life, un organisme qui s'oppose à l'avortement. Le PC souligne aussi que le libéral Joe Dickson a déposé en 2013 une pétition, en y ajoutant son nom, qui demandait que la province cesse de financer les avortements.

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