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Joutes verbales entre Justin Trudeau et des manifestants anti-oléoduc

Le premier ministre s'est défendu à maintes reprises contre les critiques venant de manifestants anti-oléoduc lors de son audience publique, vendredi, à Nanaimo, en Colombie-Britannique.

Un texte d'Eva Uguen-Csenge et de Noémie Mouakanda

Les manifestants dénonçaient notamment le soutien du premier ministre au projet d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, qui triplerait le volume de bitume transporté de l’Alberta en Colombie-Britannique.

Le chahut a commencé après la question d’une femme qui priait le premier ministre, en insistant sur « s’il vous plaît, s’il vous plaît, s’il vous plaît », de bloquer le projet d’expansion de Kinder Morgan.

Alors que M. Trudeau tentait de répondre à la question, il a été interrompu chaque fois qu’il prenait la parole par les cris de chahuteurs éparpillés dans la foule.

« J’essaie de vous parler et de répondre à une question à laquelle je ne peux pas répondre parce que vous refusez d’écouter », a répondu M.Trudeau, visiblement irrité par les interruptions continues.

Des manifestants expulsés

Trois manifestants qui ont refusé de rester assis ont été conduits hors de la salle par des policiers.

M. Trudeau a finalement pu répondre à la question environ une demi-heure plus tard, disant que l’oléoduc Trans Mountain était « un enjeu qui soulève de fortes émotions des deux côtés, mais que c’est le compromis qui a dû être accepté dans l’intérêt de tous les Canadiens ».

En arrivant dans la salle, le premier ministre a été accueilli à la fois par les applaudissements et par les huées de la foule, de tout évidence divisée dans leurs opinions.

Un homme assis dans la première rangée a continuellement traité M. Trudeau de « menteur », incitant le premier ministre à demander à la foule si l’homme en question avait le droit de poser une question.

La majorité de la foule a répondu non, et le premier ministre a déclaré : « La foule a tranché. » L’homme a ensuite été conduit hors de la salle par des policiers.

Beaucoup de questions, notamment sur le français en milieu minoritaire

Les participants qui ont pris le microphone ont posé des questions tous azimuts. Ces préoccupations tournaient autour de la protection de l'environnement avec les différents projets énergétiques, mais aussi de l’accès au logement et de la crise des opioïdes, qui touche particulièrement la Colombie-Britannique. D'autres questions ont concerné les dossiers épineux de l'ALENA et du bois d'oeuvre, ainsi que le racisme et les droits de la personne.

Puis, une mère d’élèves de Nanaimo a interpellé le premier ministre fédéral à propos de l'accès à l'éducation en français en milieu minoritaire. En réponse à cette question, Justin Trudeau a assuré qu'un investissement sera consacré à l'éducation en français dans la prochaine feuille de route du gouvernement sur les langues officielles.

Cette feuille de route sortira dans quelques mois, a dit le premier ministre. « Après 10 ans de sous-investissement par l'ancien gouvernement, nous allons avancer pour vraiment vous appuyer pour défendre nos belles langues officielles partout au pays », a-t-il affirmé.

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