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Julie Payette officiellement nommée gouverneure générale

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a confirmé la nomination de l'astronaute Julie Payette à titre de gouverneure générale du Canada, lors d'une annonce officielle dans le foyer du parlement, à Ottawa. Mme Payette devient ainsi la quatrième femme à représenter la Couronne britannique au Canada après Jeanne Sauvé, Adrienne Clarkson et Michaëlle Jean.

Affichant un sourire radieux et visiblement très heureuse de ses nouvelles fonctions, l'astronaute âgée de 53 ans a souligné l'honneur que constitue une telle nomination pour elle et pour ses proches.

Saluant la sagesse et le travail accompli par son prédécesseur David Johnston, dont le mandat se terminera en septembre, Mme Payette a souligné que c'est avec « une grande humilité » qu'elle a accepté ce rôle qu'elle compte remplir pleinement.

À ses côtés, le premier ministre Justin Trudeau a cité son prédécesseur, Stephen Harper, en rappelant que le gouverneur général représente le meilleur de ce que le Canada a à offrir. « C'était vrai à l'époque et ça l'est encore aujourd'hui », a-t-il ajouté.

Se disant convaincu que Julie Payette fera « une excellente gouverneure générale », Justin Trudeau s'est dit impatient d'assister à la cérémonie qui soulignera son entrée officielle en fonction, l'automne prochain, quand elle deviendra la 29e gouverneure générale du Canada depuis la Confédération.

Questionné par les journalistes sur le processus qui a mené au choix de Mme Payette, Justin Trudeau a expliqué avoir été touché et impressionné par « les capacités extraordinaires » de Julie Payette et son « dévouement profond envers le pays et ses valeurs ».

Un parcours exceptionnel

Ingénieure de formation, Julie Payette s'est entraînée pendant sept ans avant de pouvoir réaliser son rêve de voyager à bord d'une navette spatiale.

Son parcours universitaire a été ponctué d'études à Montréal, à Toronto, et au pays de Galles.

C'est en 1992 qu'elle est choisie parmi 5000 candidats pour faire son entrée à l'Agence spatiale canadienne.

Sa nomination respecte la tradition d'alternance entre francophones et anglophones.

Un choix bien accueilli

Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, lui-même ancien astronaute, n’avait que de bons mots pour Julie Payette.

Pour lui, le choix de Julie Payette,« qui a grandi à Ahuntsic, à Montréal, au Québec, amène les connaissances approfondies de sa province et de sa ville. En tant que Québécois, je m’en réjouis », ajoute le ministre des Transports.

« Mme Payette s'est acquittée de ses fonctions à l'Agence spatiale canadienne et a servi son pays de façon exceptionnelle, tant sur Terre que dans l'espace, pendant plus de 20 ans », indique l’agence dans un communiqué.

Elle a « suscité l'intérêt des jeunes Canadiens pour la science » en visitant les écoles. Elle a également montré qu'elle était « un moyen de contribuer à la société et à notre planète », peut-on lire dans le message de l’Agence.

Le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, estime qu’il s’agit d’une bonne nouvelle. Il rappelle que l’éducation est une priorité pour Julie Payette, qu’il qualifie de « femme dynamique, avec une expérience internationale dans plusieurs secteurs ».

M. Quirion voit Julie Payette comme une alliée pour tenter de convaincre le gouvernement fédéral d’investir davantage en recherche et en innovation.

Pour sa part, l’ex-astronaute Roberta Bondar affirme que les Canadiens ont besoin de modèles.

Sur Twitter, l’ancienne gouverneure générale Michaëlle Jean a écrit qu’il s’agissait d’un « choix éclairé pour le pays qu'elle a observé de l'espace et qu'elle saura représenter avec énergie ».

Un modèle de rigueur et de réussite

Dans une déclaration au 15-18, le sénateur André Pratte estime que les nombreuses réactions positives à la nomination de Julie Payette à ce poste attestent que « c’est un excellent choix ».

« L’impressionnante feuille de route de Mme Payette indique qu’elle est toute désignée pour remplir cette fonction, d’abord symbolique. Et pour ce genre de fonctions, ça prend quelqu’un justement qui est capable de bien représenter le pays, qui a la personnalité et la feuille de route nécessaires ».

M. Pratte estime que Julie Payette est une excellente communicatrice. Sa nomination « envoie un message d’excellence ».

« Elle a réussi dans plein de domaines, du génie informatique à la musique jusqu’à l’apprentissage de plusieurs langues », rappelle le sénateur.

En raison de sa nomination à titre de prochaine gouverneure générale du Canada, Julie Payette quittera le conseil d'administration de la Banque Nationale. Cette décision prendra effet le 1er octobre prochain, précise Jean Houde, président du conseil d'administration de la Banque Nationale.

Julie Payette siège au conseil d'administration de cette institution financière depuis 2014.

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