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Justin Trudeau lance sa nouvelle tournée d'assemblées publiques en Nouvelle-Écosse

Le premier ministre Justin Trudeau a lancé une tournée canadienne avec une première assemblée publique mardi soir à Lower Sackville, en Nouvelle-Écosse.

Des citoyens ont pu poser directement des questions au premier ministre lors de l’exercice tenu dans un gymnase à l’école secondaire de Sackville.

M. Trudeau a été interpellé en français par le premier intervenant. Victor Tétrault, le président le chambre de commerce francophone d’Halifax et secrétaire du comité d’action pour un centre de la francophonie.

« Nous cherchons à établir le Centre de la francophonie pour rassembler les membres de notre communauté et rehausser son profil », a expliqué M. Tétreault au premier ministre. « Nous espérons pouvoir compter sur l’appui de votre gouvernement pour aider à financer le centre de la francophonie d’Halifax ».

Invoquant son propre passé d’enseignant de français dans un milieu anglophone à Vancouver, M. Trudeau a exprimé de la sympathie pour les citoyens dans un milieu où, dit-il, il y a « danger d’assimilation ».

Mélanie Joly, la ministre du Patrimoine et des Langues officielles, « est en train d'établir un plan d'action pour continuer d'appuyer les communautés linguistiques minoritaires », a répondu M. Trudeau.

Au sortir de l’assemblée, M. Tétrault se disait satisfait de la réponse du premier ministre. Il ne s’attendait pas à un engagement concret du premier ministre à cette occasion, mais trouvait essentiel de présenter, tant au premier ministre qu’aux citoyens, l’initiative sur laquelle planche le comité d’action et attirer l’attention sur le fait que de nombreuses personnes vivent en français à Halifax.

Les Acadiens, les francophones et les ayants droit représenteraient près d’un résident d’Halifax sur cinq, estime M. Tétrault.

L'autisme, « problème fondamental de droits de la personne »

La mère d'un garçon autiste sévère de neuf ans a interrogé le premier ministre Justin Trudeau sur la position de son gouvernement sur la mise en place d'une stratégie nationale sur l'autisme lors de l'assemblée.

Le fils de Carly Sutherland, Callum, souffre de crises violentes. Elle a dit qu'elle ne peut pas embrasser ou toucher son fils. Elle a décrit les crises qui se répètent à de nombreuses reprises durant une journée.

Elle a plaidé en faveur d'un soutien à l'échelle nationale pour les personnes autistes, une forme de compensation pour les soins qui ne sont pas payés par les provinces.

« Les familles comme la mienne ne devraient pas avoir à subventionner les soins de santé et l'éducation pour leurs enfants handicapés », a déclaré M. Sutherland à M. Trudeau.

Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré que bien que l'éducation et la prestation des soins de santé « relèvent en grande partie de la responsabilité des provinces », Ottawa investit « des sommes considérables » dans la recherche sur l'autisme à l'Institut canadien de recherche en santé.

« Je ne peux pas imaginer à quel point les choses doivent être difficiles pour vous, » a répété le premier ministre, qui n'a pas répondu précisément à sa question sur la stratégie nationale sur l'autisme.

Des controverses auxquelles n'échappe pas le premier ministre

Une citoyenne n'a pas hésité à interpeller M. Trudeau sur ses vacances controversées sur l'île privée de l'Aga Khan dans les Bahamas. Le premier ministre a assuré que si les choses étaient à refaire, il s'assurerait de consulter le commissaire à l'éthique au préalable.

« Vous avez le droit d'être fâchés, parce que je le suis », a lancé le premier ministre en réaction à une question au sujet du dédommagement de 10,5 millions de dollars accordé à l'ancien enfant-soldat Omar Khadr, emprisonné pendant des années à Guantanamo. M. Trudeau reconnaît que cette somme aurait pu être utilisée à d'autres fins, mais explique qu'il y a des conséquences lorsque les droits d'un citoyen sont bafoués.

Le premier ministre a aussi vigoureusement défendu la légalisation prochaine du cannabis, après qu'un jeune homme se disant opposé à ce projet a fait mention d'études sur les possibles conséquences sur le cerveau des jeunes de la consommation de marijuana.

La légalisation, croit M. Trudeau, est justement une meilleure façon de protéger les jeunes, car la répression n'y a pas réussi.

Une nouvelle tournée d'assemblées publiques

Le premier ministre Trudeau a tenu des assemblées publiques à travers le Canada en 2017 et entreprend le même exercice en ce début d'année. La Nouvelle-Écosse était le premier arrêt de cette tournée.

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