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Justin Trudeau rencontrera Donald Trump à Washington lundi

La première rencontre entre le premier ministre canadien, Justin Trudeau, et le président américain, Donald Trump, aura finalement lieu lundi prochain à Washington. Plusieurs ministres du gouvernement libéral ont déjà défilé dans la capitale américaine au cours des derniers jours pour rencontrer leurs homologues.

De l'avis de Justin Trudeau, qui visitait jeudi la ville d'Iqaluit, au Nunavut, cette première rencontre officielle avec Donald Trump portera « surtout » sur l'économie.

« Nous allons parler de bien des enjeux, j'en suis certain, mais au coeur de toutes nos discussions vont être la prospérité économique pour la classe moyenne, les opportunités que les gens ont de réussir », a-t-il exposé.

On sait que nos économies sont extrêmement interdépendantes et nous allons nous efforcer de nous assurer que c'est notre priorité.

Justin Trudeau

Lorsqu'on lui a demandé s'il comptait parler du décret anti-immigration promulgué par Donald Trump, M. Trudeau a affirmé qu'il comptait bien aborder d'autres points avec le président américain, sans toutefois préciser lesquels.

« Les Canadiens savent très bien qu'en plus de protéger et de développer nos emplois et nos opportunités économiques je me dois d'être clair dans ma défense, dans ma promotion, de valeurs canadiennes, et c'est exactement ce que je vais continuer à faire », a dit le premier ministre canadien.

À Washington, le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, a confirmé la rencontre entre MM. Trump et Trudeau, dans son point de presse quotidien. « Le président a hâte d'avoir une conversation constructive pour renforcer la profonde relation entre les États-Unis et le Canada », a-t-il dit.

Bill Morneau de passage dans la capitale américaine

L'annonce de cette rencontre est survenue le jour même où le ministre des Finances, Bill Morneau, rencontrait à Washington des membres de l'administration Trump et des élus du Congrès. Il devait en profiter pour faire valoir que l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), que M. Trump dit vouloir renégocier, est dans l'intérêt des Américains.

Dans un discours prononcé en matinée à l'Université Georgetown, M. Morneau a par exemple dit que 9 millions d'emplois américains bien payés dépendent de ces échanges commerciaux transfrontaliers. Il a aussi souligné que le Canada achète davantage aux États-Unis que tous les pays membres de l'Union européenne mis ensemble.

Il a également rappelé que le déficit commercial des États-Unis avec le Canada est relativement faible. Selon Statistique Canada, il était de 32,7 milliards de dollars en 2015, comparativement 48,7 milliards en 2013.

Pas de nouveaux tarifs au commerce transfrontalier, plaide Ottawa

Le ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan, et celle des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, se sont aussi rendus à Washington cette semaine. Cette dernière a profité de sa visite pour prévenir les législateurs américains que le gouvernement canadien s'opposait à une taxe potentielle sur le commerce transfrontalier.

« J'ai signifié clairement que nous allions nous opposer fortement à toute imposition de nouveaux tarifs entre le Canada et les États-Unis, a déclaré la ministre Freeland devant les journalistes. [J'ai dit] que nous considérons que des tarifs sur les exportations engendreraient des dommages mutuels, que si une telle idée survenait dès le départ, le Canada répliquerait de façon appropriée. »

Le président Trump n'a jamais caché sa volonté de renégocier l'ALENA, en vigueur depuis 1994, afin qu'il soit plus profitable aux États-Unis. Ses attaques à ce sujet ont cependant toujours été dirigées vers le Mexique. Le déficit commercial des États-Unis avec leur voisin du sud atteint 63,2 milliards de dollars américains.

Il y a deux semaines, un conseiller du président Trump, Stephen Schwarzman, s'est montré rassurant quant à l'avenir des relations commerciales canado-américaines lors d'une rencontre avec le cabinet Trudeau tenue à Calgary. Le Canada a un « statut très spécial » aux États-Unis, avait-il dit, et le risque qu'il souffre d'une renégociation de l'ALENA est « très faible ».

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