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Justin Trudeau s'apprête à faire ses premiers pas sur la scène internationale

Les semaines à venir seront chargées en événements pour le nouveau premier ministre du Canada. Sommets d'importance, rencontres avec Barack Obama et la reine Élisabeth II, autant d'occasions pour Justin Trudeau de se faire connaître et, peut-être même, de se faire valoir.

Justin Trudeau se prépare à participer à deux sommets internationaux, soit celui du G20, réunissant les 20 pays les plus industrialisés en Turquie, et celui de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC).

D'ailleurs, c'est dans ce contexte du sommet de l'APEC que M. Trudeau rencontrera pour la première fois le président Barack Obama à Manille, le 19 novembre.

En conférence de presse jeudi à Ottawa, le premier ministre canadien a expliqué que beaucoup d'enjeux lient étroitement le Canada et les États-Unis, notamment celui des changements climatiques.

Une semaine avant de se rendre à la conférence de Paris, Justin Trudeau rencontrera le 23 novembre les premiers ministres des provinces et des territoires.

La rencontre sera l'occasion pour les premiers ministres de rencontrer des scientifiques et d'avoir un dîner de travail ensuite « pour discuter exactement du message fort et cohérent que nous livrerons en tant que Canadiens, à Paris », a déclaré M. Trudeau.

Le premier ministre du Québec, notamment, s'était plaint il y a quelques mois du fait qu'Ottawa, alors sous la gouverne de Stephen Harper, ne consultait pas les provinces dans l'épineux dossier des changements climatiques.

M. Trudeau sera accompagné à Paris d'une bonne demi-douzaine de premiers ministres provinciaux, parmi eux Philippe Couillard. Le premier ministre a aussi demandé à la chef du Parti vert, Elizabeth May, de se joindre à la délégation.

Autre sujet que compte aborder Justin Trudeau avec le président Obama, celui de la sécurité. « Certainement, nous partageons des vues communes et nous comprenons la nécessité de demeurer vigilants dans notre lutte contre le terrorisme et l'instabilité dans le monde », a dit le premier ministre.

Par ailleurs, M. Trudeau a indiqué qu'il déciderait dans plusieurs jours, voire plusieurs semaines, quand il retirera les avions-chasseurs canadiens du ciel de la Syrie ou de l'Irak, où ils participent à la coalition internationale contre le groupe armé État islamique. Il a assuré que cette opération serait menée conjointement avec les alliés du Canada.

Faire une différence pour les réfugiés

Au sommet du G20, qui se tient dans un pays dont le positionnement s'est avéré central dans la crise des migrants, la Turquie, Justin Trudeau mettra en relief la détermination de son gouvernement d'accueillir d'ici la fin de l'année 25 000 réfugiés syriens.

« Un engagement significatif qui fera une très grosse différence, non seulement pour les 25 000 réfugiés, dit le premier ministre, mais aussi à titre d'exemple pour d'autres pays sur la manière dont nous accueillons ces gens et les intégrons bien. »

Près de 10 000 réfugiés syriens ont été « enregistrés » par Ottawa et sont en attente de pouvoir fouler le sol canadien. Depuis janvier dernier, environ 6000 ont été admis grâce à des parrainages privés.

Aux yeux de Justin Trudeau, ouvrir la porte aux réfugiés ne doit pas être considéré comme un problème, voire comme un défi, mais comme une occasion, une chance pour différentes communautés à travers le pays. Il estime en outre que l'économie en bénéficiera en termes de croissance.

Pour ce qui a trait à cet engagement, toutefois, beaucoup d'éléments restent à préciser.

En conférence de presse, le premier ministre Trudeau a fermement indiqué que ces nouveaux arrivants seraient parrainés par le gouvernement tout en affirmant que le Canada devait envisager diverses façons de faire venir ces gens.

Quelques minutes plus tôt cependant, en point de presse dans les couloirs de la Chambre des communes, le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum, a indiqué que les 25 000 réfugiés proviendront d'une « combinaison » de parrainages privés et par l'État.

Protéger la classe moyenne

Le premier ministre libéral, qui avait fait campagne sur la nécessité de stimuler la croissance en aidant la classe moyenne, a affirmé jeudi qu'il aborderait ce sujet avec ses homologues des autres pays lors des deux rencontres internationales, soit celles du G20 et de l'APEC.

Ces deux conférences traiteront de croissance économique mondiale et, à ce chapitre, M. Trudeau affirme qu'il importe de soutenir la classe moyenne et d'investir.

À la dernière campagne électorale, M. Trudeau s'était distingué de ses adversaires conservateur et néo-démocrate en promettant d'adopter des budgets avec des déficits modestes pour lancer un programme d'infrastructure ambitieux, et ainsi stimuler la croissance.

Un entretien royal

Enfin, 38 ans après que son père eut fait sensation en exécutant une pirouette derrière la reine Élisabeth II, Justin Trudeau rencontrera la souveraine britannique à la fin du mois.

Le premier ministre a dit être enchanté d'avoir l'occasion de discuter avec elle, à qui il rendra visite le 25 novembre avant de participer à la réunion des chefs de gouvernement des pays du Commonwealth à La Valette, à Malte, du 27 au 29 novembre.

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