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Justin Trudeau souligne la Journée nationale des Autochtones

Justin Trudeau a fait un clin d'oeil à son père, mardi, en soulignant la Journée nationale des Autochtones.

Vêtu de la veste en daim à franges que portait souvent Pierre Elliott Trudeau lors de ses expéditions en forêt, le premier ministre est monté à l'aube dans un grand canot de 10 mètres, sur la rivière des Outaouais près du parlement, pour souligner cette 20e journée nationale des Autochtones.

Les célébrations de cette année à Ottawa ont débuté devant le Musée canadien de l'histoire, à Gatineau, en présence de nombreux ministres et de députés de la région de la capitale. M. Trudeau n'a pas prononcé d'allocution officielle, mais il a transmis un communiqué dans lequel il rappelle que cette Journée nationale constitue « une occasion de reconnaître que les Premières Nations, les Métis et les Inuits ont joué - et continuent à jouer - un rôle fondamental en façonnant l'identité de tous les Canadiens ».

Le premier ministre n'a pas fait l'impasse sur les vagues de suicides qui ont récemment marqué des communautés ni sur le désespoir ressenti par certains Autochtones. Mais ces tristes événements rappellent, selon M. Trudeau, que les Canadiens doivent « travailler en véritables partenaires avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires, afin de mieux soutenir le bien-être des enfants et des familles, d'améliorer la qualité de l'éducation des élèves autochtones et d'offrir des services de santé qui répondent aux besoins des communautés autochtones ».

Les libéraux de Justin Trudeau avaient promis en campagne électorale l'an dernier d'augmenter le soutien aux peuples autochtones et d'instituer une vaste enquête publique sur les centaines de femmes autochtones assassinées ou disparues au pays.

Se rappeler des pensionnats autochtones

Plus tard mardi, le gouverneur général du Canada, David Johnston, devait visiter un ancien pensionnat pour Autochtones à Brantford, en Ontario, « pour que nous puissions être mieux en mesure de guérir les blessures du passé et de nous forger tous ensemble un meilleur avenir ».

En 2008, le premier ministre Stephen Harper avait présenté les excuses officielles du gouvernement canadien pour les sévices subis par des générations d'Autochtones dans les pensionnats fédéraux souvent administrés par des communautés religieuses, et voués à l'assimilation des jeunes élèves déracinés de leur foyer - la Commission de vérité et réconciliation a parlé de « génocide culturel ».

Le dernier pensionnat pour Autochtones a été fermé en 1996.

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