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Justin Trudeau veut gagner « la confiance des Canadiens en faisant confiance aux Canadiens »

« C'est un grand plaisir pour moi de présenter un Conseil des ministres qui ressemble au Canada », a déclaré Justin Trudeau lors de sa première allocution prononcée à titre de premier ministre du Canada.

À l'entrée de Rideau Hall, à Ottawa, entouré de ses ministres nouvellement nommés, Justin Trudeau a répondu aux questions des journalistes, reconnaissant d'emblée que son gouvernement « avait beaucoup de travail à faire ».

Questionné sur ses priorités, le premier ministre du pays a déclaré qu'il voulait en tout premier lieu baisser les impôts de la classe moyenne.

Le premier ministre du Canada se dit convaincu que son équipe « extraordinaire » sera en mesure de travailler dans le respect des valeurs des Canadiens. 

Dans une formule-choc qu'il a dite en anglais : « Government by Cabinet is back », le premier ministre Trudeau a signifié qu'il entendait gouverner dans un esprit de collégialité. Ces paroles ont d'autant plus d'effet que nombreuses étaient les voix qui reprochaient au précédent gouvernement conservateur de concentrer les pouvoirs entre les mains du premier ministre.

Plus tôt en matinée, Justin Trudeau avait été assermenté comme premier ministre pour ensuite assister à l'assermentation de ses 30 ministres. Un Cabinet « d'une magnifique diversité », de l'avis du premier ministre, qui comprend autant de femmes que d'hommes et qui compte un certain nombre de nouveaux visages, tout en comprenant des vétérans. 

Durant son allocution, Justin Trudeau a parlé davantage de confiance en évoquant la nécessité de faire preuve de transparence et d'ouverture. Pour M. Trudeau, il importe de mieux définir les politiques et de les fonder sur des données probantes.

« Quand les médias peuvent faire leur travail de poser des questions difficiles, quand la divulgation et l'accès à l'information sont les façons normales pour un Parlement de se comporter [...], vous obtenez le genre de gouvernement auquel les Canadiens s'attendent », a expliqué le premier ministre canadien.

Devant une foule enthousiaste massée sur la pelouse de Rideau Hall et qui l'a attendu pendant près d'une heure, Justin Trudeau a reconnu qu'en ces moments privilégiés, il avait certes une pensée pour son père qui a, bien avant lui, présidé aux destinées du pays. Mais le nouveau premier ministre a ajouté que ses pensées allaient davantage à ses enfants, et à tous les enfants du pays, parce qu'ils représentent l'avenir.

Pour regarder le reportage montrant la foule massée devant Rideau Hall sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Plus tard en journée, le leader du gouvernement libéral à la Chambre des communes, Dominic LeBlanc, a annoncé la reprise des travaux parlementaires le jeudi 3 décembre. Le nouveau premier ministre Justin Trudeau prononcera un discours du Trône le lendemain, le vendredi 4 décembre.

M. Leblanc a par ailleurs confirmé que son gouvernement entend s'atteler rapidement à baisser les impôts de la classe moyenne tout en haussant ceux des contribuables qui gagnent plus de 200 000 $ par année.

« C'est franchement l'une des raisons pour lesquelles nous demandons au Parlement de revenir durant la première semaine de décembre », a signalé M. LeBlanc à la sortie de la toute première réunion du cabinet, mercredi.

Cette déclaration de Dominic Leblanc est secondée par une affirmation du nouveau ministre des Finances, Bill Morneau, qui était en entrevue à RDI Économie mercredi soir. « Les baisses d'impôt ont été identifiées de façon assez claire par notre premier ministre comme étant un volet important à mettre en action. Je dois réfléchir comment nous pouvons le faire rapidement, et comme je l'ai dit, je commence dès demain matin à y penser », a affirmé M. Morneau. 

Son collègue Scott Brison, le nouveau président du Conseil du Trésor, a de son côté souligné l'importante de « rétablir une culture de respect pour le service public », mis à mal par le gouvernement Harper.

Le NPD entend former « une opposition très progressiste »

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, réunissait son caucus mercredi et, en conférence de presse, il s'est dit prêt à former « une opposition très progressiste » face au gouvernement élu.

De première opposition qu'ils étaient auparavant, les néo-démocrates forment maintenant le second groupe d'opposition, un recul que leur ont infligé les électeurs canadiens et dont le Parti prend bonne note, assure le chef du NPD. « Ça affecte beaucoup de gens notamment au niveau de nos employés », a reconnu M. Mulcair qui explique que son parti a l'intention de mettre tout en oeuvre pour comprendre ce qui lui est arrivé durant cette élection.

Thomas Mulcair entend rester en poste à la tête du Parti. 

« Je suis le chef de ce parti au gré des membres de ce parti, a déclaré M. Mulcair. J'ai été très fier d'être élu en 2012 pour remplacer Jack [ Layton ] quand il nous a quittés. C'était ma première campagne électorale comme chef. Le résultat n'était pas celui qu'on avait souhaité. »

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