Justin Trudeau a témoigné des effets destructeurs des incendies de forêt en Colombie-Britannique pour la première fois lundi alors que la saison des feux est déjà l'une des plus dévastatrices de l'histoire de la province.

Depuis le 1er avril, plus de 800 incendies ont brûlé 426 000 hectares de forêt dans l’intérieur de la province. Seules les saisons des années 1958 et 1961 ont été pires avec 855 000 et 483 000 hectares brûlés respectivement.

Le premier ministre a survolé la région de Williams Lake à bord d’un hélicoptère pour constater des dégâts. Il s'était rendu auparavant dans un centre de coordination pour remercier les soldats des Forces armées canadiennes et les agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui ont aidé à évacuer la population.

Kevin Skrepnek, un porte-parole du Service de lutte contre les feux de forêt de la province, dit que la visite de Justin Trudeau aide à remonter le moral du personnel. « Cela signifie beaucoup pour notre personnel de recevoir la visite des représentants élus, en particulier la visite du premier ministre », dit-il.

Certains avaient critiqué le premier ministre d’avoir attendu 26 jours depuis le début de la crise des feux de forêt avant de se rendre en Colombie-Britannique. « Il aurait dû être à 100 Mile House, il aurait dû être ici pour voir ce qu’on est en train de vivre », dit Jim Beck, un habitant de Williams Lake. « Tous les autres [politiciens] ont déjà visité. »

M. Trudeau maintient qu’il ne voulait pas interrompre les efforts des pompiers et des autorités chargées de lutter contre les incendies et qu’il est engagé à soutenir les efforts de reconstruction. Le gouvernement fédéral a promis 27 millions de dollars en aide et le premier ministre a indiqué que ce montant pourrait grimper jusqu’à 50 millions au besoin.

Justin Trudeau a témoigné des effets destructeurs des feux de forêt en Colombie-Britannique pour la première fois lundi.

Il reste environ 6000 évacuées dans la province après une semaine où près de 50 000 résidents furent déplacés par les incendies.

Selon Walt Cobb, maire de Williams Lake, « tant que tout le monde dans la région ne sera pas retourné chez eux, nous ne serons pas de retour à la vie normale ».

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