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Kathleen Wynne émue en évoquant la violence sexuelle

La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, est apparue émue jeudi lors d'une visite au centre d'aide aux victimes d'agression sexuelle à Guelph, lorsqu'un journaliste lui a demandé de parler de son expérience personnelle.

Kathleen Wynne annonçait une augmentation des subventions de la province de 1,75 million de dollars par an pour 42 centres d'aide aux victimes d'agression sexuelle en Ontario. Le financement total de ces organismes est donc porté à 14,8 millions de dollars par année.

À la fin de la conférence de presse, un journaliste lui a demandé si elle-même avait déjà été agressée sexuellement.

« J'ai eu de la chance dans la vie de n'avoir jamais fait l'expérience d'une agression sexuelle grave », a répondu la première ministre. « C'est difficile d'en parler », a-t-elle ajouté d'une voix tremblante. « Parce que nous avons toutes des histoires auxquelles on peut repenser et dire : "est-ce que c'était de ma faute?" »

Quand l'agression est « évitée de justesse »

Kathleen Wynne s'est alors souvenue d'un incident « évité de justesse » lorsqu'elle avait 24 ans et qu'elle travaillait dans « le secteur des services ».

Elle a raconté qu'elle vivait sur son lieu de travail et qu'elle se rendait dans la cuisine la nuit pour se préparer un encas. Un homme plus vieux qui travaillait au même endroit est venu dans la cuisine deux fois, a-t-elle poursuivi, ajoutant que deux hommes plus jeunes ont alors commencé à s'y rendre aussi parce qu'ils ne faisaient pas confiance à l'homme plus vieux.

« Je n'en avais aucune idée jusqu'à ce qu'ils me disent qu'il avait une réputation », a-t-elle dit.

« Je ne les ai jamais vraiment remerciés », a ajouté Kathleen Wynne. « C'est dans ce monde que je veux vivre, un monde dans lequel les gens prennent soin les uns des autres ».

Kathleen Wynne dit n'avoir jamais rencontré de femme qui n'ait pas fait l'expérience d'une agression sexuelle qu'elle soit verbale, physique, ou évitée de justesse, et souhaite faire son possible pour y mettre un terme une bonne fois pour toutes.

 

Source : Bureau de la première ministre de l'Ontario

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