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Kathleen Wynne en tournée préélectorale dans les collèges et universités 

C'est à l'Université Laurentienne de Sudbury que la première ministre de l'Ontario a choisi lundi de lancer sa tournée provinciale de quatre jours dans divers établissements postsecondaires. Kathleen Wynne veut recueillir les idées des étudiants sur des thèmes comme l'environnement, les salaires, et une meilleure santé pour les Ontariens.

Un texte de Caroline Bourdua

Au cours d’une assemblée publique au Centre autochtone de partage et d’apprentissage, Mme Wynne s’est fait interroger au sujet des programmes offerts partiellement en français seulement dans les universités bilingues comme l’Université Laurentienne.

« Pouvons-nous compter sur votre parti pour retrouver un campus de la future Université de l’Ontario français pour desservir le Nord de l’Ontario », a demandé une étudiante.

« Je ne suis pas bilingue, mais je vais essayer d’apprendre », a dit Mme Wynne en ajoutant qu’il était important pour elle que les francophones de la province aient des services dans leur langue.

Quant à l’université de langue française, elle a expliqué que son gouvernement travaillait à mettre en place cet établissement.

« J’espère que cette université ne sera pas seulement un édifice, mais plutôt une institution pour la province », a expliqué Kathleen Wynne.

Elle a par la suite indiqué qu’il était important que le sud de l’Ontario ait une université francophone, mais qu’il n’était pas exclu que des campus soient possiblement aménagés dans le Nord, l’Est et l’Ouest de la province.

Une autre étudiante de quatrième année en Sciences infirmières a soulevé son inquiétude face à l’examen national d’accréditation disponible dans les deux langues.

« Moi-même et la majorité des 53 étudiants allons l’écrire en anglais parce que la traduction n’est pas bien faite » a indiqué Brianna Guertin.

La première ministre Wynne qui avoue ne pouvoir répondre à ces préoccupations s’est engagée à en parler avec son ministre de la Santé et des Soins de longue durée, Eric Hoskins, afin qu’il en discute avec ses collègues des autres provinces et territoires.

Pas de bilinguisme officiel

À la question au sujet de faire de l’Ontario une province bilingue, Mme Wynne a souligné que le bilinguisme de la Ville d’Ottawa était une décision municipale que la province a validée et que son gouvernement serait prêt à endosser toute autre demande similaire.

Elle a expliqué que sa ministre des Affaires francophones Marie-France Lalonde était en train d’améliorer les services en français, mais que son gouvernement n’avait pas l’intention pour l’instant de faire de l’Ontario une province officiellement bilingue.

Mme Wynne a avoué devant les étudiants francophones présents que la plateforme électorale au sujet de la francophonie n’était pas finalisée, mais que l’amélioration des services en français serait une priorité pour son parti.

Après les collèges Boréal et Cambrian lundi après-midi, la première ministre ontarienne se rendra à Kingston, Cambridge, Windsor et Toronto.

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