Retour

Kathleen Wynne, fière de parler « les deux langues officielles de l'Ontario »

À une semaine du scrutin provincial, la chef du Parti libéral de l'Ontario a vanté les mérites de la francophonie ontarienne. Kathleen Wynne, qui était de passage pour une troisième visite dans la région d'Ottawa jeudi, a également exprimé sa fierté de parler le français, qu'elle a qualifié de l'une des langues officielles de l'Ontario.

En anglais, Mme Wynne a reconnu qu'elle n'était pas parfaitement bilingue, mais qu'elle trouvait important « d'essayer fort de parler les deux langues officielles de l'Ontario ».

Puis en français, elle a dit comprendre l'importance du fait français dans la province, ajoutant que ses troupes étaient les meilleures pour « défendre les intérêts des francophones et faire en sorte que vous ayez accès aux services dont vous avez besoin pour que votre culture prospère partout en Ontario ».

« Contrairement à Doug Ford qui pense que les francophones ne vivent qu'au Québec, contrairement à Andrea Horwath qui a oublié les francophones quand elle a rédigé sa plateforme et n'offre rien de nouveau à la communauté, les libéraux savent que ce sont les francophones de l'Ontario dans leur ensemble qui forment la société que nous sommes », a-t-elle clamé.

La chef libérale a rappelé son engagement de longue date envers le bilinguisme lors de son passage dans les locaux du Mouvement d'implication francophone d'Orléans (MIFO).

« Je peux difficilement prétendre être parfaitement à l'aise en français, nous le savons tous », a souligné Mme Wynne. « Mais ma mère m'a inculqué une conscience profonde de nos deux langues officielles dès le plus jeune âge. »

Un appel à une communauté qui vote historiquement libéral

Habituellement, les chefs de parti réservent leurs efforts en fin de campagne pour les circonscriptions qu'ils peuvent ravir à leurs adversaires ou celles qu'ils craignent de perdre.

Mme Wynne est venue prêter main-forte à ses candidates dans les circonscriptions d'Ottawa—Vanier et d'Orléans, Nathalie Des Rosiers et de Marie-France Lalonde. La chef libérale a reconnu que la course électorale était difficile.

Un analyste des sondages à CBC, Éric Grenier, pense que Mme Wynne cherche à sauver les meubles en effectuant de nombreuses visites dans la capitale nationale, parce que c'est dans cette région que « les libéraux ont de meilleures chances de garder quelques sièges ».

Après avoir visité les locaux du MIFO, Mme Wynne s'est rendue à la Fromagerie St-Albert, dans l'Est ontarien.

La Fromagerie est dans la circonscription de Glengarry—Prescott—Russell, un autre château fort libéral, où la victoire n'est pas assurée pour les libéraux. Le candidat Pierre Leroux met donc les bouchées doubles.

« Il y a des inquiétudes vis-à-vis les autres partis pour les francophones de la région, la dernière fois que les conservateurs ont été au pouvoir, il y a eu le dossier de l'Hôpital Montfort. Même aujourd’hui, ils ne sont pas capables de faire un site [Internet] en français. C’est un manque de respect », a affirmé M. Leroux.

Il est vrai que le vote francophone dans l'Est ontarien pourrait faire la différence en cas de lutte serrée pour une victoire.

Il y a 622 000 francophones en Ontario. L'électorat francophone est donc courtisé et les libéraux mettent l'accent sur leur bilan auprès de la communauté pour préserver leurs acquis.

Avec les informations de Stéphane Leclerc et Angie Bonenfant

Plus d'articles