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Kathleen Wynne veut qu'Ottawa instaure une assurance médicaments universelle

La première ministre Kathleen Wynne souhaite la création d'un plan d'assurance médicaments qui couvrirait tous les Ontariens, et non pas seulement les enfants et les jeunes de 24 ans et moins, comme cela est prévu dans le budget 2017. Mais elle espère que ce programme universel sera mis en place par Ottawa, plutôt que par le gouvernement provincial.

Un texte de Claudine Brulé

Avec la création d'une assurance médicaments pour tous les enfants et les jeunes ontariens de 24 ans et moins, la première ministre espère montrer au gouvernement fédéral qu'il est possible d'implanter un tel programme.

Kathleen Wynne ajoute que si Ottawa reste les bras croisés dans ce dossier, son gouvernement ira de l'avant seul, comme il l’avait fait dans le dossier du régime de retraite.

L'Ontario demandait depuis des années une bonification du régime de retraite fédéral, sans succès. La province a alors décidé de créer son propre régime parallèle pour combler ce qu'il considérait être des lacunes dans le plan d'Ottawa, mais depuis, le régime fédéral a été bonifié, au point où l'Ontario ne trouvait plus pertinent d'implanter son propre régime.

Kathleen Wynne n'a toutefois pas donné d'échéancier pour la mise en place d'un programme d'assurance médicaments universel dans la province.

Le ministre ontarien de la Santé, Eric Hoskins, affirme que l'idée a été abordée lors des dernières rencontres avec ses homologues des provinces, des territoires et du fédéral, mais il affirme que certaines provinces sont réticentes à l'idée d'un régime national, en raison notamment des coûts qui pourraient y être associés.

Des organismes se réjouissent

La gratuité des médicaments sur ordonnance pour les enfants et les jeunes adultes dès janvier changera la donne pour plusieurs patients, dit Kelly Gorman de la Société canadienne du cancer.

Elle affirme que certains médicaments pour le cancer coûtent en moyenne 70 000 $ et que même avec une assurance privée, les familles doivent parfois assumer une partie des frais.

Mme Gorman ajoute que certains médecins prescrivent des médicaments moins efficaces à leurs patients simplement parce qu'ils sont moins chers.

Amanda Thambiragah de Diabetes Canada ajoute que le plan de la province fait en sorte que les jeunes adultes et les familles d'enfants malades n'auront plus à choisir entre payer les médicaments ou payer l'épicerie. Elle se réjouit aussi du fait qu’il rejette l'idée de franchise ou de paiement minimum par prescription.

Le ministre de la Santé, Eric Hoskins, croit qu'il est possible que l'assurance médicaments se finance elle-même, grâce aux économies qu'elle permettra de réaliser dans le système de santé.

Les enfants et les jeunes qui prennent leurs médicaments comme cela leur a été prescrit auraient en effet moins de complications et auraient à moins retourner chez le médecin, aux urgences ou à l'hôpital.

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