La circonscription urbaine de Kingston et les Îles a tendance à voter différemment que ses voisins des circonscriptions limitrophes, plus sympathiques au Parti progressiste-conservateur. Même le candidat conservateur de la région la surnomme « la petite circonscription rouge », puisqu'elle est libérale depuis 1995.

Un texte de Frédéric Pepin

Mais un vent de changement se dessine à l'horizon, puisque les trois principaux partis politiques s'y livrent une chaude lutte.

À un moment ou un autre dans son histoire, la circonscription de Kingston et les Îles a élu un député soit conservateur, soit libéral. La circonscription n'a été représentée par un député du Nouveau Parti démocratique qu'une seule fois, de 1990 à 1995. Depuis, ce sont des députés libéraux qui y ont été élus.

Selon la professeure adjointe au Collège militaire royal du Canada, Stéphanie Chouinard, Kingston représente un centre régional urbain important. Elle explique la différence régionale par sa situation socio-économique.

Un bastion libéral

C’est la libérale Sophie Kiwala qui y a été élue en 2014. Mais, si l'on se fie aux couleurs qui dominent le paysage, rien n'est joué pour la députée sortante. Les candidats des autres partis, Ian Arthur pour le NPD et Gary Bennett, ancien maire de Kingston qui représente le Parti progressiste-conservateur, lui livrent une chaude lutte. On aperçoit de plus en plus d'affiches de couleur orange ou bleue sur les propriétés privées de la municipalité.

Quelques enjeux importants

Avec sa superficie de 665 kilomètres carrés, Kingston et les Îles compte 117 545 habitants, selon Élections Ontario.

Les emplois au niveau de la fonction publique demeurent une préoccupation importante pour la population locale. Et avec les nombreux accidents sur l'autoroute 401 dans la région récemment, la sécurité routière devient un enjeu auquel les candidats sont fréquemment confrontés.

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