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Kunduz, un simple revers dans la lutte générale contre l'islamisme armé

Alors que les talibans afghans ont conquis mardi leur première villedepuis l'invasion de l'Afghanistan par la coalition de l'OTAN en 2001, Stephen Harper a défendu la pertinence de l'action qu'y a menée le Canada et insisté sur la nécessité de continuer à combattre, sur l'autre front, le groupe armé État islamique (EI) en Irak et en Syrie.

Malgré la vigueur renouvelée des talibans, Stephen Harper a fait valoir que l'Afghanistan ne sert plus de base aux terroristes souhaitant comploter contre le monde, comme c'était le cas lorsque le pays a été envahi en 2001.

« Le pays ne constitue plus une menace sur ce plan, même si nous demeurons évidemment inquiets au sujet des défis qu'il continue de poser », a commenté le chef conservateur mardi après une annonce électorale faite à Vaughan, dans la région de Toronto.

Seul le temps pourra dire si les efforts de la communauté internationale en Afghanistan auront permis à ce pays de retrouver la stabilité, a déclaré M. Harper, établissant un parallèle avec ce qui se passe actuellement en Irak et en Syrie.

« Évidemment, ce qui doit se produire à long terme dans ces pays, c'est la mise en place par la population locale d'un gouvernement local efficace. Le fait que cela ne soit pas arrivé est un problème important », a-t-il affirmé.

Parlant de l'El, M. Harper a décrit le groupe comme étant une menace potentiellement beaucoup plus sérieuse pour les Canadiens que les talibans, avançant que son but était non pas de gouverner l'Irak ou la Syrie, mais bien de se battre contre le monde entier.

Les trois principaux partis politiques fédéraux ne s'entendent pas sur l'avenir de la mission canadienne contre l'EI. Alors que les conservateurs veulent poursuivre leur engagement militaire, le Nouveau Parti démocratique veut y mettre fin pour se concentrer sur l'aide humanitaire. Le Parti libéral, de son côté, croit que les soldats devraient rester sur place, mais pour former les forces militaires locales et non pour participer à la campagne de frappes aériennes.

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