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L’ACF rectifie le tir face à l’École Boréale de Ponteix

Le président de l'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) a présenté ses excuses aux résidents de Ponteix pour avoir omis leur école d'une liste d'écoles pour lesquelles l'ACF demande, auprès du gouvernement, des précisions sur les montants alloués aux infrastructures.

Un texte de Danielle Kadjo

Le président des Auvergnois de Ponteix, Robert Carignan, estimait que l'ACF avait laissé pour compte l'École Boréale lorsqu'elle a demandé à rencontrer le gouvernement Moe pour discuter du financement des infrastructures scolaires à Regina, Saskatoon et Prince Albert.

« L’éducation française est aussi importante à Ponteix qu’elle l’est ailleurs », a souligné Robert Carignan. « Oui, l’éducation est importante dans les villes urbaines, mais c'est important dans les centres ruraux aussi. »

Le président de l’ACF, Roger Gauthier, a tenu à s’excuser de cette omission qu’il dit être involontaire.

« Si on n’a pas mis Ponteix, c’est probablement une erreur », a-t-il regretté.

M. Gauthier assure que la situation de l’école Boréale de Ponteix a été soulevée à la Table des élus fransaskois lors d’une rencontre récente.

Il dit être conscient que toutes les écoles ont des besoins, et a assuré qu'il travaille à offrir une éducation de qualité, équitable pour tous.

Un besoin criant

« On n'a pas le luxe d’avoir tous les avantages dont bénéficient les autres écoles, rappelle Robert Carignan. Les élèves de l'École Boréale n’ont pas de salle de jeu ni de gymnase. Quand on fournit des espaces additionnels, la communauté en souffre parce qu’il n’y a plus d’espaces pour les activités communautaires ou les locations de salle. »

Selon lui, le nombre d’étudiants, qui ne cesse d’augmenter d’année en année, les oblige à se rabattre sur les centres communautaires.

Or, fait-il remarquer, c’est un couteau à double tranchant.

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