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L'ACFA déçue de la nomination de Mélanie Joly aux langues officielles

Le président de l'Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA), Marc Arnal, est déçu de la nomination de Mélanie Joly au ministère du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie.

Le gouvernement de Justin Trudeau a annoncé le changement lors d’un remaniement mercredi à Ottawa.

Mélanie Joly perd le ministère du Patrimoine canadien, mais obtient le ministère du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie. Un autre député du Québec, Pablo Rodriguez, la remplacera comme ministre du Patrimoine canadien, rebaptisé ministère du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme.

« Elle a fait des gaffes qui ont soulevé l’ire des Québécois. Netflix, ça été un désastre à peu près total. Le plan sur les langues officielles, quand on l’étudie, ce n’est pas un plan, c’est une liste d’épicerie. […] C’est un plan qui souffre de la minceur des prémisses intellectuelles sur lesquelles il repose ou devrait reposer », ajoute Marc Arnal.

Le président de l’ACFA est d'accord avec l'idée de regrouper les dossiers de la Francophonie et des Langues officielles, mais il souhaiterait qu'Ottawa aille plus loin en confiant toutes les questions de patrimoine, d'immigration et de langues officielles à un seul ministre.

« Je pense que les langues officielles doivent être intégrées sous un seul ministre et je pense que Monsieur Rodriguez serait beaucoup mieux habilité à faire ce travail-là que Madame Joly », précise Marc Arnal.

La ministre reçoit toutefois le soutien du président de la Fédération des communautés francophones et acadiennes, Jean Johnson, en raison de son travail au sujet des langues officielles.

« C’est sûr qu’elle s’est fait beaucoup de tort avec Netflix, mais elle a livré la marchandise sur le plan d'action, il faut le reconnaître. Autant sur le contenu du plan d’action qu’au niveau des investissements », dit Jean Johnson.

Jean Johnson déplore toutefois que la répartition des tâches entre les deux ministères soit floue. « Le seul hic dans tout cela, c’est qu’on ne voit pas la répartition des responsabilités et des tâches, c’est très vague », dit-il.

La FCFA demande au gouvernement Trudeau de clarifier le rôle des deux nouveaux ministres, notamment pour mieux comprendre qui sera responsable de piloter la réforme de la loi sur les langues officielles.

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